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Comprendre les fragilités

Nouvelles avancées dans la détection de la maladie d'Alzheimer

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 22/01/2011

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Un enjeu pour les essais cliniques

Deux équipes scientifiques américaines ont mis au point des biomarqueurs pour detection précoce de la maladie d’Alzheimer. Utile pour les essais cliniques de médicaments, mais aussi pour les soins à apporter aux patients. 

  • Un comité consultatif d’experts de l’agence sanitaire américaine, la Food and Drug Administration a recommandé l’homologation d’une nouvelle technique d’imagerie moléculaire du cerveau pour la détection de la maladie d’Alzheimer.

    Le processus consiste à injecter un produit chimique appelé Amyvid, inventé par le géant pharmaceutique américain Eli Lilly. Un scanner permettrait ensuite de détecter la plaque, ou des agrégats de bêta-amyloïde, qui indiquent la présence de la maladie d’Alzheimer.

    Le groupe d’experts avait d’abord voté contre (13 voix contre et trois en faveur) du procédé, mais il a ensuite révisé son jugement en préconisant un programme de formation qui permettra aux médecins généralistes de lire et d’interpréter correctement ces images.
  • La même semaine, une étude du Journal of the American Medical Association montre qu’une procédure d’imagerie moléculaire pourrait aider à la mise en place de meilleurs traitements et d’un meilleur diagnostic de la maladie d’Alzheimer chez les patients vivants.

    Dans cette étude, Christopher Clark de Avid Radiopharmaceuticals à Philadelphie et ses collègues ont testé un biomarqueur, le Florbetapit F 18, capable de mettre en lumière dans le cerveau une protéine, bêta-amyloïde, liée à Alzheimer. Le scanner à positron detecte Florbetapir F18”, lequel se fixe et éclaire” les dépôts de bêta-amyloïde, indice de la maladie d’Alzheimer.

    Un essai clinique sur 35 patients âgés, tous victimes de la maladie d’Alzheimer à un stade avancé, a été vérifié par autopsie juste après le décès de ces malades. Les prédictions de Florbetapir se sont révélées exactes dans 96% des cas.

Jusqu’à aujourd’hui, l’accumulation de la protéine ne peut être constatée qu’à l’autopsie. La plaque finit par détruire les neurones, conduisant à la dégénérescence cérébrale irréversible.

Il n’existe aucun remède pour la maladie d’Alzheimer, qui touche environ cinq millions d’Américains et 26 millions de personnes à travers le monde

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