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Maladie d'Alzheimer : les chercheurs d'Europe et des Etats Unis unissent leurs forces

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 05/02/2011

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Découvrir et cartographier l’ensemble des gènes liés à la maladie d’Alzheimer

Un groupe de chercheurs de différents pays a annoncé mardi 1er février le lancement de l’International Genomics of Alzheimer’s Project (IGAP, Projet international de génomique de l’Alzheimer), une collaboration mise en place pour découvrir et cartographier l’ensemble des gènes liés à la maladie d’Alzheimer.

Les travaux de recherche menés dans le cadre de cette collaboration internationale associeront les connaissances, le personnel et les ressources des quatre consortiums les plus en pointe dans la recherche sur la génétique de la maladie d’Alzheimer.

Ces quatre groupes sont :
  • L’European Alzheimer’s Disease Initiative (EADI, initiative européenne pour la maladie d’Alzheimer) en France, dirigée par Philippe Amouyel, docteur en médecine et chercheur, Directeur de l’Unité mixte de recherche Inserm-Institut Pasteur de Lille-Université de Lille 2 Santé publique et épidémiologie moléculaire des maladies liées au vieillissement”. 
  • L’Alzheimer’s Disease Genetics Consortium (ADGC, consortium de génétique pour la maladie d’Alzheimer) aux Etats-Unis, dirigé par Gérard Schellenberg, chercheur, à la faculté de médecine de l’Université de Pennsylvanie. 
  • Le Genetic and Environmental Risk in Alzheimer’s Disease (GERAD, risque génétique et environnemental dans la maladie d’Alzheimer) au Royaume-Uni, dirigé par Julie Williams, chercheuse, à l’Université de Cardiff. 
  • Le Cohorts for Heart and Aging Research in Genomic Epidemiology (CHARGE, cohortes pour le cœur et le vieillissement en épidémiologie génomique), dirigé par Sudha Seshadri, docteur en médecine, à l’Université de Boston. 

Ces travaux sont extrêmement importants parce qu’ils font progresser notre capacité à détecter et traiter la maladie d’Alzheimer”, déclare le Dr Amouyel. L’identification des gènes qui contribuent au risque de survenue d’une maladie Alzheimer et qui influencent la progression de cette maladie nous aidera à découvrir les causes de la maladie, à identifier des protéines et d’autres nouvelles cibles pour le développement de médicaments et à proposer des méthodes de dépistage génétique des personnes qui présentent le plus de risque de développer un Alzheimer, lorsque des mesures préventives seront disponibles”, annonce le Dr Schellenberg. 

Chaque consortium travaille actuellement avec plusieurs milliers de participants — à la fois des personnes souffrant de maladie d’Alzheimer et des personnes non atteintes par la maladie — mais les scientifiques des quatre groupes ont abouti à la conclusion que ce n’est qu’ensemble qu’ils pourront réunir suffisamment de participants afin d’accélérer la découverte de l’ensemble des gènes impliqués dans la maladie. La création de l’IGAP permet donc de rassembler une base de données partagée par l’ensemble de ces chercheurs, qui inclut les données génétiques de plus de 40 000 personnes. Les docteurs Amouyel, Schellenberg, Seshadri et Williams estiment que ” travailler ensemble à cette échelle nous fait gagner des années dans notre compréhension de cette terrible maladie et dans le développement de nouveaux traitements”, confie le Dr Williams.

La constitution de l’IGAP est soutenue par l’Alzheimer’s Association (www​.alz​.org) et la Fondation Plan Alzheimer (www​.fondation​-alzheimer​.org). Nous sommes heureux de financer ce projet, qui réunira des groupes de recherche bien établis et très estimés dans le monde entier, afin de permettre un partage et une analyse sans précédent des données génomique sur la maladie d’Alzheimer”, affirment William Thies, chercheur, médecin chef et conseiller scientifique en chef de l’Alzheimer’s Association, et Philippe Lagayette, président de la Fondation Plan Alzheimer en France. 

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