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Trouver son lieu de vie

Les associations de familles pointent les dysfonctionnements en établissement pour personnes âgées

Auteur Rédaction

Temps de lecture 6 min

Date de publication 07/02/2011

3 commentaires

Alors que le financement de la perte d’autonomie fait enfin débat, la FNAPAEF (Fédération nationale des associations de personnes âgées et de leurs familles) tient à informer le grand public sur les dysfonctionnements qu’elle a pu recenser tant à domicile qu'en établissements. Ces listes ont été transmises dès décembre à Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la cohésion sociale. La FNAPAEF indique n’avoir à ce jour reçu aucune réponse.

Les 28 dysfonctionnements en établissements relevés par la FNAPAEF

1) Manque d’attention aux besoins les plus courants : la boisson, les lunettes, le téléphone à portée de main, l’ouverture du pot de yaourt. Des ongles coupés et entretenus, dents ou appareils dentaires lavés, appareils auditifs mis en place, toilette correctement faite sont rares.

2) Horaires de lever, de coucher, des repas sans tenir compte des personnes âgées mais uniquement du personnel en place.

3) Aucune aide à la marche, placement systématique dans un fauteuil roulant pour gagner du temps. Même chose pour l’incontinence : mise de protection plutôt que de venir aider à aller aux toilettes et changes limités pour des questions de budget ou de personnel. Parfois rupture de stock… Hygiène insuffisante au moment du change.

4) Le projet de vie personnalisé, un des points important de la loi 2002 – 2 n’est pas mis en place ou n’a pas de suivi.

5) Distribution des médicaments sans contrôle de leurs prises, avec parfois une inversion des prescriptions entre les résidents, ou encore sans respecter la prescription. Médicaments distribués par du personnel non autorisé. Manque de médicaments… La mise en place de la dotation globale va générer des risques de réduction des soins dès la fin du troisième trimestre.

6) Surveillance insuffisante des selles. Fécalomes.

7) Aucune « traçabilité » sur les transmissions obligatoires. — Aucun organigramme à disposition des familles.

8) Pas de personne référente dans l’établissement pour recueillir nos doléances.

9) Pas de réponses rapides aux appels : système d’appel défectueux (piles…), personnel occupé ailleurs ou en pause.

10) Aucun protocole pour les pertes d’objets (dentiers, lunettes, linge …), personne n’est responsable…A quoi sert l’assurance de l’établissement ?

11) Accidents lors du transfert de la personne du fauteuil au lit : personne seule pour faire l’opération ou non formée à l’utilisation d’un lève malade. 

12) Mauvais entretien des fauteuils roulants, sales, rongés par l’urine et la transpiration.

13) Petits détails pratiques qui pour les résidents ont leur importance : siège WC non adapté au handicap.
Difficultés pour atteindre le papier toilette. Mobilier avec des angles durs qui blessent en cas de chute.

14) Pas d’aide aux repas ou dans de mauvaises conditions : gavage sans échange de paroles. Dénutrition par manque de surveillance du repas consommé.

15) Mixé pas appétissant : purée à répétition, mélangée ou non à la viande ou au poisson, alors qu’au contraire certains établissements présentent des mixés savoureux.

16) Animation infantilisante. La maison de retraite n’est pas une simple garderie, une sorte de rebut. Les résidants doivent aussi pouvoir entretenir et développer leurs talents. Les « cafés philo » et les concerts sont appréciés, y compris par les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

17) Camisole chimique, ou contention physique sur certains résidents qui déambulent ou sont agressifs (quelle formation reçoit le personnel pour tenter de rechercher les causes de l’agressivité et d’y apporter une réponse ?) Trop souvent ces malades sont dirigés vers un établissement psychiatrique par manque de personnel formé à la maladie d’Alzheimer.

18) Manque d’écoute des résidents au quotidien, mais aussi au sein du Conseil de vie sociale : présidé de fait par la direction contrairement à la législation en vigueur – Pas de suivi des avis et donc pas d’amélioration de la situation dénoncée. Certains sujets ne peuvent être abordés comme le budget prévisionnel. Manque de possibilités et de moyens financiers donnés aux élus de se faire connaître, d’enquêter auprès des résidents et familles et de les réunir en dehors du CVS etc. Aucun affichage possible. Représentation insuffisante ou absente des familles. Refus de diffuser aux familles qui le demandent le questionnaire d’autoévaluation de la bientraitance rédigé par chaque établissement en juin 2009. Ces questionnaires devaient être également signés par le Président du Conseil de la Vie Sociale, nous avons quelques inquiétudes quant à sa validité.

19) Enquêtes de satisfactions qui n’ont aucun suivi. Ah quoi bon les remplir disent les résidents !

20) Pas de filière gériatrique – Diagnostic tardif ou erroné de pathologies graves et urgentes (appel tardif au médecin, intervention tardive de celui-ci : exemples phlébite non décelée, taux d’INR non suivis : conséquences OAP) Orientation vers l’hôpital pour soulager le personnel de la résidence, notamment les week-ends où il y a baisse des effectifs. 

21) Fin de vie mal accompagnée tant pour le résident que pour la famille, mais aussi des autres résidents dont un des leurs les a quittés pour toujours. Les résidents constatent l’absence mais ne sont pas informés du décès.

22) Un personnel insuffisant, de jour comme de nuit, mal formé, trop de vacataires et de stagiaires. On voit apparaître un nivellement par le bas avec une tendance à refouler les personnes lourdement dépendantes nécessitant de facto plus de personnel. – Les agents de service font parfois les toilettes à la place des aides-soignants. Turn over important : les nouveaux personnels ne connaissent pas les résidents, leur pathologie, leurs besoins d’aide, leurs habitudes, certains personnels ne sont d’évidence pas formés (manque d’éducation, désinvolture voire arrogance parfois, manque de bon sens, d’attention à l’hygiène, de réactivité, de vigilance).

23) Liste des personnes qualifiées : nombreux sont encore les départements où la liste des personnes qualifiées n’a pas été produite. Ceci est très dommageable pour les résidents et leurs familles. En effet nos adhérents qui sont amenés à faire état de certains dysfonctionnements dans leur établissements s’entendent trop souvent dire : « Si vous n’êtes pas satisfaits, vous pouvez aller voir ailleurs ». Certains (de plus en plus nombreux) ont même reçu une notification de renvoi sans considération pour la personne âgée qui va être déracinée. Ne serait-elle qu’une chose au sein de l’établissement ? Il s’ensuit parfois une procédure judiciaire qui aurait certainement pu être évitée grâce à l’intervention d’une personne qualifiée.

24) Une direction gestionnaire, pas assez humaine. La paperasserie administrative est trop envahissante. Il n’y a plus de place pour le résident…À quoi servent les recommandations de l’ANESM si les moyens nécessaires pour les appliquer sont absents. On impose aux établissements une maltraitance réglementaire.

25) Manque de communication avec les familles : les remarques faites au personnel (avec respect) sont mal perçues. Constat des familles : Non seulement nos parents souffrent, mais l’énergie que nous devons déployer pour solliciter des moyens plus dignes pour leur accompagnement, nous accable et nous fait souffrir.

26) Le personnel compétent se lasse et n’en peut plus, les difficultés s’accumulent, les arrêts de maladie sont de plus en plus fréquents, On leur demande de former des nouveaux qui n’ont aucun diplôme dans ce secteur. Nous voyons de plus en plus de personnels démissionner. 

27) De nombreuses familles se plaignent de n’avoir aucune visibilité sur la hausse constante du prix de journée, aucun dialogue à ce sujet, l’opacité semblant la règle. Le tarif hébergement représente 60% du budget de fonctionnement d’un établissement. Les hausses intempestives contraignent parfois des Résidents à quitter leur établissement pour retourner vivre auprès de leur conjoint ou de leurs proches. Ceux-ci doivent alors s’en occuper tant bien que mal à domicile en se trouvant face à d’autres problèmes, ce qui provoquent des situations de conflits et de maltraitance.

28) Des contrats de séjour ou des règlements de fonctionnement dont certaines clauses sont considérées, à juste titre, comme abusives. Par exemple des horaires de visites restreints qui sont cause de souffrance pour les résidents et leurs familles. 

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Chavanne

Ma maman est hospitalisée à l'hopital local de Bourg St Andéol (07).
Les visites sont terminées à 17h30 et interdites les we.
Comment faire lorsque l'on travaille toute la semaine pour aller voir nos ainés.
J'ai interpellé la direction mais pour l'instant rien n'a changé.
Comment puis-je agir pour faire bouger les choses ?
Merci pour votre soutien
Fabienne Chavanne

Coquard Philippe

Bonjour,
J'ai ma Tante de Coeur qui est depuis maintenant plus d'un an en EHPAD dans la région de Mâcon (71). Tout se passait normalement jusqu'au 8 mai où après ma visite, ma Tante s'est mise à m'accuser d'être un voyou et un voleur.
Depuis quelques mois et ce depuis les nombreux confinements et déconfinements successifs, elle présente des troubles récurrents de mémoires et voir de comportements.
A ce jour le 17 mai, elle refuse mes visites ainsi que celles de mon épouse. Nous avons eu un rendez-vous avec la Directrice de l'établissement nouvellement nommée qui a eu pour seule consigne que notre Tante avait émis la volonté que je ne sois plus sa personne de confiance et qu'elle en interdisait nos visites.
J'ai demandé à ce qu'un médecin, un psychologue et l'infirmière cadre puisse consulter ma Tante de coeur et que l'on puisse nous donner les résultats.
A ce jour, j'ai de signé devant un notaire une procuration et un mandat de protection future.
Mais comme pour la Direction, ma Tante est en pleine possession de ses facultés, comme nous n'avons pas de lien de parenté directe, je ne suis donc plus en mesure de gérer la situation et donc pas destinataire des résultats des médecins.
De quels recours puis-je bénéficier? Auprès de qui puis-je obtenir aides et conseils?
Je tiens à préciser que ma Tante de coeur est à ce jour face à un réel danger de vulnérabilité
Merci par avance pour votre écoute et votre réponse.
Bien Cordialement. Philippe COQUARD

De Marco

Maman est décédée de tristesse dans l’hepad jean Rostang de XXXXX. Voici 1 an ....elle est tombée de son fauteuil ...soit disant 3points de suture de l’arcade sourcilière à la joue ??? Le confinement est tombé dans la foulée, pas possible de la voir , de communiquer , pas de moyens de Visio conférence ,pas de téléphone à porté , lignes toujours occupées , personnel non disponible pour nous la passer ...Lorsque nous l’avons vu 1 mois après , sa cicatrice était de 7 cm ???? Son sentiment d’abandon , elle s’est laissé glisser ... possibilité de la voir une fois par semaine , dépérissement visuel , interdiction de lui donner à manger , rôle réservé au personnel (alors qu’elle aurait été tellement contente de voir que l’on prenait soin d’elle )impossible de lui donner un peu de tendresse , un bisous, un câlin , .....nous sommes 4 enfants , interdiction de se retrouver autour d’elle ensemble ( seulement le jour de son décès....) 1h avant interdiction ....une fois décédée nous avions le droit de l’encadrer , de la toucher ....qu’elle hérésie ! ...Notre présence lui aurait tellement apporté ! On aurait pu lui donner un peu de bonheur par notre présence !
Aucuns sentiments, aucunes compréhension de la part de la direction ...juste des interdits .....quelques personnes compréhensives dans le personnel soignant , certaines dures et n’ayant rien à faire dans ce milieu , des bénévoles extraordinaires de douceur, de tendresse , d’attentions , mais ...terminé....on ne laisse plus entrer ces bénévoles .....
Je pleure régulièrement de l’avoir laissé dans cette gueule de loups à la portée de gens insensibles ....
Et je n’écris pas tout ce que j’ai vu d’indifférence ....