Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Etre aidant, être aidé

L'Assurance dépendance : la panacée ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 27/05/2013

0 commentaires

Vous le savez, le reste à charge” pour les personnes âges ayant besoin d’aides à domicile ou en établissement pose de plus en plus de problème (2200 euros/​mois en maison de retraite médicalisée).

L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) d’un montant moyen de 500 euros reste loin du compte. Pour mémoire, elle est déclenchée pour les personnes de plus de 60 ans, selon leur niveau de perte d’autonomie (avec la grille Aggir). Elle est variable selon les revenus (ticket modérateur).

Les difficultés financières de notre pays sont telles que les derniers gouvernements ont renoncé à instituer une nouvelle aide autonomie” plus favorable que l’APA.

Nicolas Sarkozy avait imaginé mobiliser les assureurs privés via leurs produits d’Assurance dépendance, mais les rapports des groupes de travail Bachelot n’ont pas été favorables.

Pour être efficaces, ces produits d’assurance dépendance devraient être rendus obligatoires, souscrits dès le plus jeune âge, afin de financer des rentes suffisantes (supérieures aux 500 euros actuels). En clair, cela reviendrait à créer un nouvel impôt, une nouvelle cotisation. (Voir l’analyse de Mireille Elbaum du CNAM)

Les produits d’assurance dépendance ont souvent été montrés du doigt (voir le point de vue de Florence Leduc : Alice au pays de l’assurance dépendance” ou létude comparative de Que choisir). Ils sont jugés chers (cotisations élevées), peu transparents et filtrés à l’entrée (questionnaires médicaux), les rentes restent faibles (au regard des restes à charge”) et ne dépassent pas 500 euros (notamment pour les produits dits dépendance lourde” qui sont quasiment à fonds perdus”).

Pour rassurer et lever les critiques sur les produits dits de dépendance lourde” (et non partielle), les assureurs proposent aujourd’hui leur label”, lequel s’appuie toutefois sur d’autres grilles que la grille AGGIR (sont préférées les AVQ, activités de la vie quotidienne, échelle de Katz, et AIVQ : activités instrumentales de la vie quotidienne, définie par Lawton).

Les professionnels et les pouvoirs publics connaissent les limites de la grille AGGIR, mais des assureurs seuls ne peuvent définir le référentiel national opposable.

Le gouvernement précédent (UMP) n’avait pas retenu l’assurance dépendance comme socle d’une nouvelle prestation universelle de solidarité.
L’avenir (proche ?) nous fera connaître les arbitrages du gouvernement socialiste actuel. 

Partager cet article