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Etre aidant, être aidé

Aidants : mieux vivre au quotidien avec une personne aphasique

Auteur Raphaëlle Murignieux

Temps de lecture 2 min

Date de publication 25/10/2021

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Formations et conseils à l’occasion de la journée mondiale de l’AVC

A l’occasion de la journée mondiale de l’AVC le 29 octobre, gros plan sur l’une de ses conséquences les plus fréquentes, l’aphasie, et sur les façons de mieux vivre avec.

« Chaque année, 150 000 personnes sont victimes d’un AVC, plus de 110 000 sont hospitalisées et 30 000 en décèdent. Cette pathologie représente la première cause nationale de handicap acquis de l’adulte : plus de 500 000 Français vivent avec des séquelles », indique le ministère de la Santé.

Et selon des études publiées récemment, le covid-19, qui a un impact sur l’irrigation vasculaire du cerveau, pourrait augmenter le risque d’AVC.

Parmi les séquelles des accidents vasculaires cérébraux, l’aphasie, qui survient dans un tiers des cas environ.

Vous avez dit aphasie ?

Ce trouble du langage (de phasis, en grec, la parole), recouvre en réalité toute une variété de symptômes, d’une sévérité plus ou moins grande.

Ainsi, les personnes atteintes d’aphasie peuvent oublier un mot de temps en temps, mais aussi avoir des difficultés à comprendre ce qu’on leur dit, à articuler, à inventer des mots, à écrire, à lire, à ordonner leurs pensées…

Mais attention : « Les personnes qui ne connaissent pas l’histoire d’une personne aphasique peuvent penser qu’elle est sourde, muette, ivre, ou bien encore qu’elle a un retard mental ou une perte d’intelligence… L’aphasie n’a rien à voir avec ces atteintes. Ce n’est pas non plus un trouble de la mémoire. La personne atteinte a du mal à accéder au langage mais ne l’a pas oublié », précise France AVC.

A noter : d’autres causes peuvent entraîner une aphasie, comme un traumatisme cranio-cérébral, une maladie neurodégénérative (maladie d’Alzheimer notamment), une tumeur cérébrale ou encore une encéphalite.

Mieux vivre avec l’aphasie

L’aphasie est causée par la destruction de neurones dans la zone du cerveau dédiée au langage, et est donc irréversible.

Il est en revanche possible de récupérer au moins en partie en créant de nouvelles connexions neuronales, grâce à un travail de rééducation avec un.e orthophoniste.

Au quotidien, des aménagements devront être faits, des solutions trouvées pour mieux communiquer avec un proche aphasique. 

Se former pour mieux aider

Différentes possibilités sont offertes aux aidants de personnes aphasiques pour mieux comprendre la maladie et les accompagner dans leur quotidien.

La Fédération nationale des orthophonistes (FNO) leur propose deux modules de formation en ligne, dont un consacré à la communication.

Accéder aux modules de formation de la FNO

La Fédération nationale des aphasiques de France (Fnaf) offre elle aussi tout un programme de formation à destination des aidants, en visioconférence et en présentiel.

Un programme là encore accessible gratuitement, avec des sessions prévues partout en France métropolitaine et outre-mer jusqu’à fin 2022.

En savoir plus sur le plan aidants de la Fnaf

Les sites de la Fnaf et de France AVC mettent par ailleurs à disposition du public de nombreuses ressources, guides et autres aides à la communication.

L’apahasie et l’AVC en mots et en images

Après avoir raconté son AVC, sa rééducation et son quotidien en dessins sur Instagram, Margot Turcan publie aujourd’hui Mon petit AVC aux éditions Larousse.

Une BD pour mieux comprendre le vécu des victimes d’AVC, l’impact de l’aphasie sur le quotidien des personnes touchées mais aussi démonter un certain nombre d’idées reçues…

Mon petit AVC
Margot Turcat
Editions Larousse
Septembre 2021
320 pages
16,95 euros

BD Mon petit AVC
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