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Trouver son lieu de vie

Coup de vieux : expo gratuite à Paris sur les habitats collectifs créés par les vieux eux-mêmes

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 09/05/2022

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Tépatouseul à Mainvillers (28), Boboyaka à Bègles (33), Mas coop à Beaumont-sur-Lèze (31)... Ces noms évocateurs sont issus de l'imagination, de l'envie des vieilles personnes, des vieux eux-mêmes. Ils ont inventé, créé et gèrent aujourd'hui leurs habitats individuels et collectifs, partagés, accompagnés, ouverts, écologiques, certains intergénérationnels... bref inspirants ! Réunis dans l'exposition "Coup de vieux" ouverte gratuitement jusqu'à la fin mai au Pavillon de l'Arsenal à Paris, ces habitats font écho à l'autre exposition en cours sur les villes soignantes, l'urbanisme et le prendre soin. Visite guidée.

Chaque projet d’habitat collectif est présenté en trois panneaux qui déclinent :

- L’origine du projet et la photo des porteurs
(aux cheveux blancs souvent) : certains sont des amis, d’autres des proches aidants. Ils se retrouvent en associations ou en collectifs de personnes 100 % concernées ou dans des projets ouverts (parfois avec d’autres générations). Leur motivation : vivre, vieillir chez soi mais pas tout seul, et éviter l’Ehpad (établissement pour personnes âgées dépendantes).

- Les plans d’habitats différents
de 8 à 10 logements voire plus avec des espaces partagés : jardin, terrasse, salle commune, buanderie… à proximité des centres-villes, des services collectifs.

- Les partenaires du projet : architectes, financeurs : les personnes elles-mêmes mais aussi des bailleurs sociaux qui investissent quelques logements avec des montages variés (propriétaires, accession à la propriété, location).

- Les budgets mobilisés : les coûts des travaux, du terrain (parfois proposés par les municipalités), les apports et les coûts mensuels détaillés.

Tous les projets sont mixtes y compris les Babayagas de Saint-Priest et Montmartel à Saillans (26), la Draye à Nyons (26), Toitmoinous à Villeneuve (22 familles dans le nord), Mascobado (Mas coopératif bâti avec douceur) à Montpellier (bailleur social Promologis), Chamarel à Vaulx en Velin.

L’exposition donne un bon coup de vieux” aux formes traditionnelles d’habitat (pour toutes les générations) autour de 10 raisons
 :

1. S’installer à 10 minutes de marche des transports en commun, magasins, services publics, centres de santé…
2. Laisser place à la pleine terre avec une faible emprise du bâti pour laisser des espaces libres.
3. Trouver une échelle urbaine et humaine : garantir l’intimité, le chez soi, sans vieillir seul.
4. Concevoir une maison-appartement : grand deux-pièces personnalisable (52 m²), avec une double orientation, une terrasse, un jardin…
5. Vivre chez soi en habitant avec les autres : avec souvent des chartes du vivre ensemble”, un mode de gouvernance pensé, régulé, (association, formation pour Ti kellid à Plomelin dans le Finistère).
6. Sarrêter plutôt que circuler : de grandes circulations, éclairées, pour démultiplier les usages (salons, bibliothèque partagées).
7. Offrir des espaces pour d’autres activités : cuisine et ateliers (bricolage) partagés, salle commune, chambres d’amis voire piscine.
8. Construire écologique : les bâtis sont vertueux, sains, pérennes et performants, avec des matériaux biosourcés, une isolation efficace, de larges ouvertures pour la lumière, une orientation pensée pour une ventilation naturelle
9. Habiter à coût maîtrisé : à hauteur des moyens des retraités, 350 à 450 €/​mois pour un T2, 700 à 800 € pour un T3 de 72 m².
10. Diversifier les accès à la propriété : mobilisation et soutien de bailleurs sociaux, des municipalités, montages autour de la propriété du foncier, de parts d’une société civile immobilière (SCI), de coopératives…

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