Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Comprendre les fragilités

La fin de vie au coeur des débats

Auteur Guillaume Vonthron

Temps de lecture 3 min

Date de publication 15/03/2021

0 commentaires

Quelques jours après le décès assisté de l’ex-secrétaire d’État chargée des Personnes âgées Paulette Guinchard, les discussions fleurissent autour de la fin de vie au Sénat et à l’Assemblée nationale. En parallèle de ces débats, Oliver Véran a annoncé le lancement d'un nouveau plan national de développement des soins palliatifs et d'accompagnement de la fin de vie.

Si Paulette Guichard a choisi de mourir en Suisse, pays où le suicide assisté est autorisé, en France, 11 militants pro-euthanasie de l’association Ultime Liberté, âgés de 70 à 95 ans, ont été mis en examen pour avoir acheté du Nembutal.

Cette molécule, puissant anesthésiant interdit sur le territoire, est utilisée dans les pays où le suicide assisté est autorisé.

Le débat sur l’euthanasie relancé ?

En marge de cette affaire et sous l’impulsion du professeur Jean-Louis Touraine, 160 députés de la majorité ont cosigné une proposition de loi sur le droit de choisir sa fin de vie. 

Cette proposition qui sera examinée en avril porte sur une loi très encadrée permettant l’euthanasie en cas de maladies incurables, souffrances inapaisables.

Au Sénat aussi la fin de vie est entrée dans l’hémicycle. Le 11 mars dernier, l’avocate et sénatrice Marie-Pierre de La Gontrie a présenté une proposition de loi visant à établir le droit à mourir dans la dignité.

Celle-ci prévoit notamment : 

  • d’inscrire dans le code de la santé publique le droit à l’aide active à mourir
  • de poser un cadre juridique rigoureux permettant de rendre effective l’aide active à mourir dans le cas de pathologies aux caractères graves et incurables avérés, et infligeant une souffrance physique ou psychique
  • de préciser que les décès s’inscrivant dans le cadre de cette aide active à mourir sont considérés comme de mort naturelle
  • de définir le cadre juridique et les modalités de rédaction des directives anticipées
  • de poser les conditions dans lesquelles une personne de confiance peut être désignée et intervenir lorsque le patient ne peut exprimer sa volonté et permettre, dans un cadre précis, à la personne de confiance désignée, de demander pour un patient l’aide active à mourir en l’absence de directives anticipées
  • d’instaurer une Commission nationale de contrôle des pratiques relatives au droit de mourir dans la dignité chargée de tenir le registre national automatisé
  • de rendre effectif dans un délai de trois ans l’accès universel aux soins palliatifs

Un sujet décidément très débattu puisque deux autres propositions de loi autour de la fin de vie ont été déposées. 

L’une portée par le député socialiste Olivier Falorni et une autre qui associe 25 députés de couleurs politiques diverses.

Un nouveau plan pour les soins palliatifs

En préambule de la présentation de cette proposition de loi, le ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé le lancement d’un nouveau plan national de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie dès le mois d’avril.

Un cinquième plan autour des soins palliatif qui devrait prévoir le développement de la prise en charge en ville” selon Olivier Véran. 

La crise covid a soulevé beaucoup de question autour de la fin de vie et a amené les professionnels de santé à prendre parfois des décisions médicales très compliquées.

Le documentaire Soigner à tout prix qui sera diffusé le mercredi 17 mars à 22h35 sur Arte, nous plonge au cœur des services d’urgences et de réanimation de l’hôpital Bichat (75).

Un document rare réalisé par Ilan Kippler, qui dévoile, au plus près des soignants pendant la première vague, la dure réalité d’un hôpital dépassé par la situation.

Soigner à tout prix d’Ilan Kippler

Diffusion le 17 mars à 22h35 sur Arte (ou dès maintenant sur Arte TV)

Partager cet article