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Trouver son lieu de vie

Mobilisations pour la transparence en Ehpad : médias/TV, pétition, missions flash, proposition de loi

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 3 min

Date de publication 07/03/2022

3 commentaires

Alors que l'onde de choc du livre de Victor Castanet Les fossoyeurs continue, au lendemain du magazine Cash Investigation sur France 2, la mobilisation s'amplifie pour la transparence en Ehpad (Établissements pour personnes âgées dépendantes) : avec une pétition, des enquêtes flash des parlementaires, une proposition de loi. Une énergie bienvenue pour un enjeu qui demande du temps, des moyens, une vigilance constante (à l'image du 1er label de bientraitance : le label Humanitude avec signature du livre portrait des labellisés ce 9 mars à 19h à Paris). Une énergie de terrain comme ces 27 Ehpad des Pays de la Loire du groupe mutualiste VYV qui ont répondu à l'appel de l'ambassade de France en Ukraine et collecté des médicaments et du matériel médical pour venir en aide aux hôpitaux ukrainiens.

Face aux scandales

Après le groupe Orpea cible des Fossoyeurs, le magazine Cash Investigation sur France 2 ce 1er mars s’est centré sur la course aux profits des groupes privés Domus Vi et surtout Korian. 

Une journaliste non diplômée s’est fait embaucher dans un établissement mettant en avant les difficultés concrètes du prendre-soin quotidien (médicaments, prises de repas, toilettes…). L’enquête a souligné les techniques des groupes pour maximiser leurs résultats au regard des fonds publics attribués pour la prise en soin. Domus Vi et Korian ont répondu à ces accusations en réclamant des repères clairs, des indicateurs qualité, des contrôles.

56 825 signatures ce 7 mars d’une pétition : Marre des abus : plus de transparence sur le fonctionnement des Ehpad”

Suite à l’émission Cash Investigation, la pétition a doublé son nombre de signataires. Créée par Sylvie Canales et Thierry Remoissenet (enfants d’un résident admis sans concertation en Ehpad), elle est adressée à Emmanuel Macron, Olivier Véran et Brigitte Bourguignon. 

Cette pétition demande que des contrôles soient menés dans ces établissements, afin de garantir le « bien vieillir » avec dignité. Elle interroge : « Que fait-on réellement payer aux personnes âgées en Ehpad et comment sont justifiés ces tarifs ? » Elle demande aussi que les établissements aient à justifier et détailler à leurs résidents et à leurs proches les frais de dépendance, les frais d’hébergement et les soins prodigués.


Accédez à la pétition
sur change​.org.

L’Ehpad de demain ou les proches aidants seraient impliqués : les axes des deux missions flash des députés

Les députées Véronique Hammerer, Isabelle Valentin et Caroline Fiat ont planché sur les Ehpad de demain qui deviendraient des « maisons collectives pour seniors », véritables centres ressources gériatriques et gérontologiques des territoires. 

La mission de ces vrais lieux de vie serait intégrée à leur statut qu’il soit public, associatif ou privé commercial. La santé y serait préservée avec plus de personnels, mieux rémunérés, financés par 1 point de PIB supplémentaires pour limiter les restes à charge des habitants. La mission insiste sur le renforcement des contrôles inopinés par un seul interlocuteur (Cour régionale des comptes, Agence régionale de santé ou département).


Gisèle Biémouret, Agnès Firmin Le Bodo et Valérie Six ont quant à elles travaillé sur le rôle des proches aidants dans ces Ehpad
. Elles invitent à mobiliser « tous les moyens permettant une transition plus douce entre le domicile et l’Ehpad en évitant de se sentir au pied du mur au moment de choisir un établissement ». Ce choix est à éclairer d’indicateurs objectifs de qualité de l’accompagnement avec des conseils de la vie sociale (CVS) vraiment actifs, avec des membres formés à l’image des CSE en entreprise (Comité social et économique), capables de participer à la gestion des conflits, des situations à risques de maltraitance.

Médiation toute !

Quant à la députée Dufeu, autrice dun rapport en 2019 pour lutter contre l’âgisme, elle a déposé un projet de loi visant à positionner la médiation intérieure ou extérieure, visible et lisible, pour accompagner la résolution concrète des litiges, conflits au sein des établissements de santé et dans le médico-social.

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Annie de Vivie

Oui, il est nécessaire qu'un cadre de prise en soin s'impose aux gestionnaires des Ehpad, car il ne s'agit pas d'hôtels mais bien d'établissements qui accompagnent des personnes en situation de vulnérabilité jusqu'aux derniers jours de leur vie.
Il n'existait pas de label de bientraitance.
Nous participons au label Humanitude à cette fin : poser un cadre clair, imposer des évaluations régulières, rassurer les premiers concernés et leurs proches et valoriser le travail des professionnels qui le méritent.
L'état n'impose pas ce cadre, il ne fixe pas des indicateurs opposables, aujourd'hui.
Nous militons pour qu'il le fasse.

Pélétengeas

Gérer une maison de retraite, c’est un peu comme gérer un hôtel en étant à peu près certain d’avoir un taux d’occupation de l’ordre de 100%. Pour 2 raisons :
- d’une part, la demande est supérieure à l’offre. Le résident précédent est à peine enterré que le résident suivant est déjà là pour prendre la suite
- d’autre part, les résidents sont des personnes très fragiles et même si le niveau de service de l’EHPAD est médiocre, la famille va avoir beaucoup de mal à prendre la décision de le transférer dans un autre établissement de peur, bien justifiée, de le fragiliser encore plus.
Face à ces situations, pourquoi les EHPAD feraient-ils de efforts en terme de qualité puisqu’ils ont la garantie d’avoir leurs établissements toujours pleins ?
En résumé, gérer un EHPAD consiste à réaliser un investissement immobilier et faire en sorte que le mètre carré construit soit le plus rentable possible. Ces grands groupes financiers pensent-ils vraiment au bien-être de la personne âgée ou à la performance de leur ROI (retour sur investissement) ? Didier Pélétengeas

Boulay

il est grand temps de faire savoir comment les résidents sont traités , mon mari était laissé à l’abondent ; ni toilette parce qu'il ne parlait pas on le laisser seul , ni changement de linge , pas plus de café sa tase étant impossible pour la prendre il avait vomi dans son lit , trois jour plus tard j'ai fait remarquer que ce n'était pas nettoyer , ça rentrer sans raison une chose c'est quand j'allais le voir il y avait toujours du personnel à nous suivre honte aux dirigeant qui s'en mettre plein les poches , j'ai prévenue mes enfants que je ne voulais pas qu'on me mettre das ces établissements là F B