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Perte d’autonomie

Comment fonctionne la grille Aggir, comment l'utiliser

Temps de lecture 19 min

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L'outil Aggir (autonomie gérontologique groupes iso ressources) permet d'évaluer la perte d'autonomie à partir du constat des activités effectuées ou non par la personne seule. Il est notamment utile pour déterminer le montant de l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa).

Son remplissage exclut tout ce que font les aidants et/​ou les soignants, afin de mesurer seulement ce que fait la personne âgée.

En revanche, les aides matérielles et techniques sont considérées comme faisant partie de la personne : lunettes, prothèses auditives, fauteuil roulant, poche de colostomie…

17 variables

La grille Aggir comporte 10 variables dites discriminantes, se rapportant à la perte d’autonomie physique et psychique, et 7 variables dites illustratives, se rapportant à la perte d’autonomie domestique et sociale.

Chaque variable possède trois modalités :
A : fait seul, totalement, habituellement et correctement ;
B : fait partiellement, ou non habituellement ou non correctement ;
C : ne fait pas.

Habituellement est la référence au temps.
Correctement est la référence à l’environnement conforme aux usages.
La notion seul” correspond à fait spontanément seul”. Elle suppose qu’il n’est besoin ni d’incitation ni de stimulation de la part d’un tiers.

Une stimulation ponctuelle est à différencier d’une stimulation totale, nécessitant une présence permanente de l’aidant pour la réalisation de l’acte considéré. Dans ce dernier cas, la personne ne fait pas”.

Ces variables permettent une différenciation très nette des individus selon trois modalités : forte perte d’autonomie, perte d’autonomie partielle et pas de perte d’autonomie.

Attention à la modalité B.
La modalité B (“fait partiellement, ou non habituellement ou non correctement”) n’est à utiliser lorsque l’évaluateur ne peut répondre. Elle correspond à une définition précise. Dans le doute, il convient d’observer à nouveau ce que fait la personne et de se demander si elle peut faire seule, de façon partielle, correcte, habituelle.

Variables discriminantes

Cohérence

Converser et/​ou se comporter de façon logique et sensée par rapport aux normes admises par la société dans laquelle on vit.

Observation :
Dans le cas où la personne est cohérente et logique mais dans son propre système de pensée, il convient d’évaluer en tenant compte des écarts par rapport à ce qui est considéré comme logique et correct par la société.

Exemples :
La modalité est C :
- si une personne se promène nue hors de chez elle ;
- si une personne fait ses besoins dans des réceptacles non prévus à cet effet.
La modalité est B :
- si une personne a une conduite et un raisonnement par moments logiques et par moments illogiques ;
- si une personne prétend à tort, de façon répétée, qu’elle a été volée et que, par ailleurs, elle ne pose pas de problème ;
- si elle a des comportements déplacés.
On retrouvera des troubles de la cohérence dans d’autres variables, par exemple habillage”, si la personne met sa chemise par-dessus sa veste, ce qui n’est pas correct.

Précisions :
- logique : de raison, raisonnable ;
- sensée : qui a du bon sens, le sens commun ;
- correcte : conforme aux convenances et usages admis et acceptés en référence aux normes sociales.

Orientation

Se repérer dans le temps, les moments de la journée, les lieux.

Précisions :
Il ne faut pas demander à la personne âgée quel jour sommes-nous ?” car peu d’entre nous sauraient répondre le 23 ou le 24 juin durant une période de vacances par exemple.

Questions à se poser :
Est-ce que la personne sait se situer par rapport aux saisons (été, hiver), par rapport aux moments de la journée (matin, soir), dans des lieux de vie habituels (maison, appartement, quartier, unité de vie) ? Connaît-elle l’année, le mois ?

Exemples :
La modalité est C :
- si une personne se trompe pratiquement toujours de logement, de chambre ;
- si une personne ne différencie pas le jour et la nuit ;
- si l’heure des repas est à rappeler quotidiennement.
La modalité est B :
- si une personne se trompe rarement de logement.

ATTENTION : vérifier la cohérence des variables.
Ainsi, si cohérence et orientation ne sont pas A”, il est très improbable d’avoir A” sur l’ensemble des autres variables discriminantes ; ce n’est pas le logiciel qui corrigera les erreurs de codification !

Toilette

Elle concerne l’hygiène corporelle.

Précisions :
Pour seul”, il est indispensable que l’acte soit spontané, sans incitation.
A domicile, les installations — la salle de bains, la baignoire ou douche — ne doivent pas influencer l’évaluation de cette variable. On peut être propre sans posséder de telles installations.

Questions à se poser :
Il est essentiel de demander à l’entourage si l’on est obligé de dire toujours à la personne âgée d’aller faire sa toilette pour qu’elle l’effectue.
Il importe aussi de ne pas imposer ses propres règles d’hygiène à une personne qui est propre mais avec d’autres règles culturelles.

Exemples :
La modalité est C si la toilette n’est jamais effectuée.
La modalité est B si la toilette est effectuée correctement, mais s’il est nécessaire d’inciter régulièrement la personne ou de préparer les affaires de toilettes ou le bain, sans pour autant laver la personne.
La variable Toilette” comprend toilette du haut” et toilette du bas”. Pour renseigner la variable Toilette”, il convient d’abord de codifier l’autonomie pour la toilette des parties hautes puis des parties basses du corps qui font l’objet de précisions dans les deux points suivants.
Pour passer de ces deux variables à une seule variable Toilette”, on utilisera le raisonnement suivant :
- si les modalités de Toilette haut” et bas” sont A, celle de Toilette” est A ;
- si elles sont C, celle de Toilette est C ;
- dans tous les autres cas, elle est B.

Toilette du haut

Visage, tronc, membres supérieurs, mains, rasage, coiffage.

Précisions :
- Le dos n’a volontairement pas été pris en compte, car, après 80 ans, il est difficile pour la majorité des personnes de se laver le dos seules, totalement, habituellement et correctement.
- Pour le coiffage, c’est le coup de peigne ou de brosse qui est retenu. Le travail de la coiffeuse professionnelle n’est pas celui évalué ici.
- Le nettoyage de la denture a été supprimé car il s’avère qu’il fait perdre toute sensibilité à l’évaluation sur une variable très importante.

Toilette du bas

Régions intimes, membres inférieurs, pieds.

Précisions : ne sont pas pris en compte les ongles des orteils.

Elle concerne l’hygiène corporelle.

Précisions :
Pour seul”, il est indispensable que l’acte soit spontané, sans incitation.
A domicile, les installations — la salle de bains, la baignoire ou douche — ne doivent pas influencer l’évaluation de cette variable. On peut être propre sans posséder de telles installations.

Questions à se poser :
Il est essentiel de demander à l’entourage si l’on est obligé de dire toujours à la personne âgée d’aller faire sa toilette pour qu’elle l’effectue.
Il importe aussi de ne pas imposer ses propres règles d’hygiène à une personne qui est propre mais avec d’autres règles culturelles.

Exemples :
La modalité est C si la toilette n’est jamais effectuée.
La modalité est B si la toilette est effectuée correctement, mais s’il est nécessaire d’inciter régulièrement la personne ou de préparer les affaires de toilettes ou le bain, sans pour autant laver la personne.
La variable Toilette” comprend toilette du haut” et toilette du bas”. Pour renseigner la variable Toilette”, il convient d’abord de codifier l’autonomie pour la toilette des parties hautes puis des parties basses du corps qui font l’objet de précisions dans les deux points suivants.
Pour passer de ces deux variables à une seule variable Toilette”, on utilisera le raisonnement suivant :
- si les modalités de Toilette haut” et bas” sont A, celle de Toilette” est A ;
- si elles sont C, celle de Toilette est C ;
- dans tous les autres cas, elle est B.

Toilette du haut

Visage, tronc, membres supérieurs, mains, rasage, coiffage.

Précisions :
- Le dos n’a volontairement pas été pris en compte, car, après 80 ans, il est difficile pour la majorité des personnes de se laver le dos seules, totalement, habituellement et correctement.
- Pour le coiffage, c’est le coup de peigne ou de brosse qui est retenu. Le travail de la coiffeuse professionnelle n’est pas celui évalué ici.
- Le nettoyage de la denture a été supprimé car il s’avère qu’il fait perdre toute sensibilité à l’évaluation sur une variable très importante.

Toilette du bas

Régions intimes, membres inférieurs, pieds.

Précisions : ne sont pas pris en compte les ongles des orteils.

Habillage

Il comporte l’habillage, le déshabillage et la présentation.

Questions à se poser :
Faut-il préparer les vêtements pour que la personne soit vêtue correctement ?
La tenue des vêtements, leur lavage, leur repassage, les travaux de couture ne sont pas évalués ici mais dans la variable Ménage.

Exemples :
La modalité est C :
- si l’habillage est totalement incorrect : non conforme aux usages, incompatible avec la météo. ;
- si la personne ne s’habille pas seule.

La modalité est B :
- si la personne ne s’habille que lorsqu’elle y est invitée et/​ou que ses vêtements ont été préparés ;
- si elle utilise souvent des vêtements sales ;
- si elle assure l’essentiel de l’habillage, mais pas la totalité.

On cotera la variable après avoir évalué les 3 variables décrites ci-dessous : Habillage du haut, Habillage moyen et Habillage du bas.
On utilisera alors le raisonnement suivant :
- si les trois modalités de Habillage du haut, moyen et du bas sont A, habillage est A ;
- si elles sont C, habillage est C ;
- dans tous les autres cas, la modalité d’habillage est B.

Habillage du haut

Vêtements passés par les bras et/​ou la tête

Précisions : On ne tient pas compte des chapeaux éventuels qui ne sont pas indispensables sous nos climats.

Habillage moyen

Fermeture sur le corps, c’est-à-dire boutonnage des vêtements, fermetures éclairs, ceintures, bretelles, pressions.

Habillage du bas

Vêtements passés par le bas du corps, y compris les chaussettes, les bas, les chaussures.

Précisions :
- suivant la saison été/​hiver, on peut être A, B ou C.

Alimentation

Les deux variables qui permettent de codifier l’alimentation sont : se servir et manger.

Elles évaluent une double activité partant du fait que les aliments sont préparés en cuisine.
Se servir” : couper la viande, ouvrir un pot de yaourt, peler un fruit, remplir son verre.
Manger” : porter les aliments à sa bouche et avaler.

Alimentation à partir de se servir et manger. Pour passer des deux variables précisées plus loin, se servir” et manger”, à la variable alimentation simplifiée, on utilise le raisonnement suivant :
- si les modalités de se servir” et de manger” sont A : alimentation est A ;
- si les modalités de se servir” et de manger” sont C : alimentation est C ;
- si la modalité de se servir” est B et celle de manger” est C : alimentation est C ;
- si la modalité de se servir” est C et celle de manger” est B : alimentation est C ;
- dans tous les autres cas : Alimentation est B.

Se servir

Précisions :
- si une personne bénéficie d’un portage de repas, est servie à table ou dans son lit à l’aide d’un plateau, se servir commence au moment où elle prépare les aliments avant de les mettre à sa bouche et de les avaler (couper la viande, peler un fruit ). Mettre le couvert, préparer la table, se retrouve dans les activités de ménage. Il convient d’observer que l’utilisation d’aliments prêts à être consommés (une salade de fruits au lieu d’un fruit à peler, par exemple) rend beaucoup plus autonome.

Exemples :
La modalité est C si une personne ne coupe pas sa viande, n’ouvre pas un pot de yaourt, ne pèle pas un fruit, ne remplit pas son verre. La modalité est B si une partie de ces actes ne sont pas effectués, par exemple, si elle ne coupe pas seule sa viande.

Manger

Porter les aliments et boissons à la bouche et les avaler.

Précisions : Si une personne âgée a une sonde gastrique qu’elle gère elle-même, elle doit être cotée A.

Exemples :
La modalité est C :
- si la personne ne met pas seule les aliments à sa bouche quelle que soit la cause, somatique ou psychique ;
- si la personne n’avale pas, si la personne ne boit pas seule ;
- si la personne ne gère pas sa sonde de gavage.

La modalité est B :
- si la personne doit être incitée à se nourrir et/​ou à boire ;
- si elle renverse sur la table ou sur elle des aliments car le repas n’est pas correct à son goût.

Elimination urinaire et anale

Il ne s’agit pas de maîtriser l’élimination (l’incontinence est un diagnostic médical), mais d’assurer l’hygiène de l’élimination. Les problèmes d’hygiène des sanitaires (chasse d’eau et autres) font partie des activités ménagères.

- Elimination urinaire

La modalité est A si la personne âgée assure seule correctement son hygiène de l’élimination.

- Elimination anale

Assurer l’hygiène de l’élimination anale.
La modalité est A si une personne ayant une poche de colostomie assure seule et correctement, son changement.

Question à se poser :
Est-il nécessaire d’inciter la personne à aller aux toilettes ?

Exemples :
La modalité est C :
- si la personne renverse régulièrement le contenu de l’urinal ;
- si la personne est toujours incitée à se rendre aux toilettes pour qu’elle n’urine pas n’importe où ;
- si la personne ne place pas elle-même et n’enlève pas les protections à usage unique. Il faut se méfier des couches utilisées abusivement par les soignants (“couches d’accueil”).

La modalité est B :
- si l’incitation pour aller aux toilettes est intermittente avec des actes spontanés ;
- si le changement d’usage unique s’effectue parfois correctement, parfois incorrectement ou s’il n’est utile qu’à certains moments sur les 24 heures (nuit par exemple) et nécessite alors une aide. Le bassin est peu significatif, car d’utilisation périlleuse, même par un adulte en pleine forme

- Elimination à partir d’élimination urinaire et élimination anale

Pour passer des deux variables ” élimination urinaire ” et élimination anale “, à la variable élimination, on utilise le raisonnement suivant :
- si la modalité de l’élimination urinaire ou de l’élimination anale est C, la modalité élimination est C ;
- si les deux modalités sont A, la modalité élimination est A.
Dans tous les autres cas, la modalité est B.

Transferts : se lever, se coucher, s’asseoir

Assurer ses transferts : passer d’une des trois positions à une autre, dans les deux sens.

Précisions :
Cette variable n’inclut que les changements de position et n’inclut pas la marche et les déplacements évalués dans les variables : déplacement à l’intérieur et déplacement à l’extérieur. Un matériel adapté permet des activités impossibles sans lui : lit à hauteur variable, potences, sièges adaptés et peut donc conduire à un classement ” A “.

Exemples :
La modalité est C si les changements de position lever/​coucher dans les deux sens ne sont pas effectués.
La modalité est B :
- si la personne se couche seule, mais ne se lève pas seule ou inversement ;
- si le transfert lit/​fauteuil est effectué, mais pas le transfert assis/​debout.

Déplacements à l’intérieur de la maison

Dans le lieu de vie

Au domicile, le lieu de vie comporte les pièces habituelles ainsi que les locaux de service (local poubelles, hall où se trouvent les boites aux lettres…).
L’utilisation par la personne seule de cannes, déambulateur ou d’un fauteuil roulant peut lui permettre d’être B voire A.

Questions à se poser :
Le déplacement est-il effectif dans toutes les pièces de la maison ?
Dans le cas d’une personne en fauteuil roulant, le manipule-t-elle seule ?La maison comporte-t-elle un escalier ?


Exemples :
La modalité est C si la personne n’effectue pas seule ses déplacements.

La modalité est B :
- si la personne manipule seule son fauteuil roulant mais n’accède pas à toutes les pièces ;
- si le déplacement n’a lieu que dans certaines pièces de la maison, par exemple lorsque la personne se déplace dans sa chambre mais ne descend pas l’escalier qui dessert la cuisine.

Déplacements à l’extérieur

On est dehors ou en plein air lorsque l’on a franchi la porte extérieure de la maison ou du bâtiment.

Il existe essentiellement deux notions à prendre en compte :
- le fait que la personne sorte spontanément ou pas à l’extérieur ;
- l’importance de la distance parcourue à partir de la porte extérieure.

Questions à se poser :
Le bâtiment est-il à étages ou de plain-pied ?

Exemples :
La modalité est C si l’on ne sort pas seul spontanément. La modalité est B si l’on ne sort que rarement à l’extérieur ou si l’on ne sort pas sur tous les types de sol, ou si l’on ne sort que de quelques mètres seulement autour de la maison.

Communication à distance

Utiliser les moyens de communication à distance : téléphone, alarme, sonnette, téléalarme, dans un but d’alerter.

Précisions :
La notion d’appel en cas d’urgence est celle qu’il est indispensable de prendre en compte dans cette variable.

Questions à se poser :
Au domicile, la personne a‑t-elle les moyens à la fois psychiques et matériels d’utiliser un moyen de communication pour alerter son entourage ou un service spécialisé, en cas de problème ?Si la personne émet un appel d’urgence, existera-t-il avec certitude une personne pour le recevoir ?

Exemples :
La modalité est C : A domicile : si la personne n’a ni téléphone, ni téléalarme, ni voisin proche à alerter par cris ou coups aux murs.
La modalité est B : Si une personne utilise fréquemment la téléalarme ou la sonnette sans raison valable.

Variables illustratives

Gestion

Affaires personnelles, budget…

Gérer ses propres affaires, son budget et ses biens. Se servir de l’argent et connaître la valeur des choses. Reconnaître la valeur monétaire des pièces et billets. Effectuer les démarches administratives, remplir les formulaires.

Précisions :
- cette variable est importante pour juger de la nécessité d’une mise sous sauvegarde de justice, de tutelle ou de curatelle, bien que la décision ne puisse être prise uniquement en tenant compte de cette seule variable ;
- ce n’est pas parce qu’une personne bénéficie de l’aide sociale, qu’elle n’effectue pas pour autant correctement les actes de gestion.

Exemples :
La modalité est C si la personne est sous tutelle ou si elle ne gère pas correctement ses ressources ou si elle n’a pas le sens de la valeur de l’argent… La modalité est B si la personne n’effectue qu’une partie de la gestion de ses ressources, car des tiers interviennent comme dans le cas de la curatelle ou si elle gère ses ressources mais n’effectue pas certaines démarches ou formalités administratives diverses.

Cuisine

Repas…

Préparer ses repas et les conditionner pour être servis.

Précisions :
- faire la vaisselle est évalué par la variable « ménage » ;
- l’achat des denrées est évalué par la variable « achat » ;
- le suivi diététique n’est pas pris en compte ici. Il l’est dans la variable « suivi du traitement » ;
- pour que la modalité soit A, il faut que la personne assure régulièrement la préparation des repas, même si, de temps en temps, elle va au restaurant ou prend ses repas dans un foyer ou dans un club.

Exemples :
La modalité est C si la personne ne fait aucune cuisine, c’est-à-dire ne réchauffe même pas des plats déjà préparés.
La modalité est B :
- si la personne ne prépare pas l’intégralité des trois repas, mais seulement le dîner et/​ou le petit déjeuner ;
- si elle prépare, de temps en temps, un repas même succinct ;
- si elle ne fait que réchauffer des repas déjà préparés.

Ménage

Propreté du lieu de vie

Effectuer l’ensemble des travaux ménagers.

Précisions :
Par exemple des travaux ménagers, on entend :
- nettoyage des sols, des vitres, des meubles et des sanitaires ;
- faire son lit ;
- rangement ;
- lavage, repassage, raccommodage ;
- dresser la table, faire la vaisselle…
A un âge avancé, il n’est pas étonnant, étant donné l’importance des tâches ménagères à effectuer, de trouver de très nombreuses modalités B de cette variable.

Exemples :
La modalité est C si aucune des tâches ménagères n’est effectuée régulièrement ;
La modalité est B si certaines d’entre elles ne sont effectuées qu’en partie ou pas tout à fait correctement.

Transports

Mobilité hors du domicile

Utiliser un moyen de transport (individuel ou collectif).

Question à se poser :
Il s’agit d’évaluer si le mode de transport choisi est, ou non, la manifestation d’une volonté de la personne.

Exemples :
La modalité est C :
- si la personne est habituellement transportée en ambulance ;
- si la personne est régulièrement conduite par des tiers, sans qu’elle ait effectué une démarche volontaire pour être transportée.
La modalité est B si la fréquence ou l’initiative du transport est rare.

Achats

Acquisitions directes ou par correspondance

Questions à se poser :
- la personne, à domicile, achète-t-elle régulièrement les denrées nécessaires à son alimentation, les produits d’hygiène et d’entretien ?
- fait-elle de même pour ses vêtements ?
- s’offre-t-elle de temps en temps des objets pour son plaisir ?
- les achats sont-ils adaptés aux besoins et aux désirs ?

Exemples :
La modalité est C si une personne n’achète pas les produits et denrées indispensables.
La modalité est B si les achats indispensables ne sont pas régulièrement effectués.

Suivi de traitement

Prescriptions médicales

Se conformer à l’ordonnance du médecin.

Précisions :
Par correctement, on entend le respect et le suivi de ce qui est écrit sur l’ordonnance, y compris les régimes.

Question à se poser :
Le soignant ne fait-il pas à la place de la personne ce qu’elle peut faire, en particulier, la préparation des médicaments ?

Exemples :
La modalité est C :
- si la personne prépare ses médicaments, mais ne respecte pas la posologie et le rythme de prise, car le suivi est incorrect ;
- si un tiers est obligé de préparer, de rappeler, d’inciter pour que soit suivie l’ordonnance, le tiers pouvant être le conjoint comme un soignant.

La modalité est B si la personne respecte la prise de certains médicaments, mais pas de tous ou si les oublis de prise ne sont pas exceptionnels.

Activités de temps libre

Mesurer la socialisation

Il ne s’agit pas d’évaluer la qualité culturelle, intellectuelle, physique des activités, mais d’observer si la personne pratique diverses activités, seule ou en groupe.

Questions à se poser :
- la personne quitte-t-elle parfois son domicile pour partir en vacances ?
- participe-t-elle activement à des animations organisées ?
- aide-t-elle à l’organisation d’activités collectives, y compris d’intérêt commun ?

Exemples :
La modalité est C :
- si la personne n’a aucune activité de sa propre initiative et si elle ne s’intéresse jamais à la télévision devant laquelle on l’a placée ;
- si elle n’a aucune activité personnelle et qu’elle refuse de participer à toute animation proposée, même si on l’y conduit.

La modalité est B lorsqu’une personne qui, spontanément, n’a pas d’activité personnelle participe seulement à quelques activités collectives et de façon peu active et peu intéressée.

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