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Edito : le bonheur en vente chez le docteur ?


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"J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé". C'est par cette citation de Voltaire que le philosophe André Comte-Sponville a interpellé la salle du théâtre de l'Odéon ce 3 septembre sur les enjeux de la santé (Conférences S3Odéon dont agevillage est partenaire).

Annie de VivieAndré Comte-Sponville regrette que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ait défini la santé comme "un état de complet bien-être physique, mental et social, et pas seulement une absence de maladie ou d'infirmité".

On comprend l'enjeu de ne pas se focaliser uniquement sur la ou les pathologies mais d'appréhender la personne malade dans sa globalité. Mais pour autant, le docteur peut-il résoudre toutes mes difficultés, mes souffrances... tous ces malheurs petits et grands que les plus âgés aiment souvent égrener à leur visiteurs.

Celles-ci font partie de la condition humaine. "L'humanité n'est pas une maladie" insiste André Comte-Sponville. L'être humain ne se résume pas à de simples pannes (maladies, mort) a souligné le philosophe Jean-Michel Besnier

Individuellement, collectivement à nous de réfléchir et travailler à ce complet bien-être, à cette forme de bonheur, qui rime certes avec docteur, mais ne dépend pas que de lui.

Il est dommage que les docteurs ne résistent pas plus à cette demande sociale de résoudre les problèmes de santé, a souligné André Comte-Sponville.
Et cela finit par se retourner contre eux, car un jour, la fin de vie puis la mort arrivent.

Alors vers qui se tourner ?
Dans les temps pas si anciens, on faisait exclusivement appel aux représentants religieux. Aujourd'hui les professeurs, les élus ont moins la côte. Quant aux proches aidants, on voit que leur poids commence à compter (à l'OMS justement).

Aujourd'hui les dieux sont en blouses blanches.
On leur demande une grande puissance mais sans acharnement thérapeutique ni erreur médicale !

"Philosopher c'est apprendre à vivre, non à mourir. Pourquoi apprendrait-on à mourir, d'ailleurs, puisque on est sûr d'y arriver, puisque c'est le seul examen, comme disait un vieux professeur, que personne n'ait jamais raté ?" soulignait ailleurs André Comte-Sponville

Journée s3odéon 3 septembre 2016Pas étonnant que S3 Odeon ait donné plusieurs fois la parole à des philosophes pour nous bousculer, nous interpeller, nous inviter à continuer d'apprendre, être ouvert, nous émerveiller et nous interroger sur la santé mais surtout sur la vie, tant qu'elle est là.

Personnellement je pense qu'une des clés est l'amour comme nous le montre le documentaire "Les vieux amoureux" sur Arte.

Dans cette quête du bonheur chez le docteur, que vous proposer d'autre que d'aimer et être aimé ?


mis à jour le



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Vos réactions

PRADINES

06/09/2016 11:09

Suis-je un dieu ou Dieu ?


André Comte-Sponville avance l’argument bien connu de la divination de la médecine et des médecins ayant progressivement remplacé le Dieu du monothéisme ou l’un de ceux des polythéismes. Pour ma part, je suis très sceptique quant à cette conception, même si j’en partage certaines conclusions. Par exemple celles du philosophe précité qui nous indique ce qui suit : « A mesure qu'on en demande trop, on ne peut qu'ouvrir la porte à la déception. Les gens voudraient au fond que la médecine les empêche de vieillir, de mourir. Mais rêver de ce pouvoir est illusoire. Quand bien même le progrès nous ferait demain vivre mille ans, il faudra bien mourir ! La mort fait partie de la vie, et une partie de la sagesse humaine consiste à l'accepter. » Toutefois, bien des arguments plaident conte la divination du médecin : • vous allez voir votre médecin. Qui a vu Dieu à l’exception de quelques rares privilégiés tels que Paul de Tarse ou Bernadette Soubirous ? • je ne sais pas que le médecin puisse promettre à quiconque la vie éternelle après la mort terrestre. Pas davantage que la réincarnation. • je n’ai pas vu de pèlerinage devant quelque officine ou hôpital que ce soit, même si la médecine est censée « faire des miracles ». Le trottoir devant ma maison demeure désespérément vide. • quant à racheter vos fautes et péchés par la rédemption, veuillez-vous adresser ailleurs, je suis parfois un peu rigide. • enfin, malgré mes efforts, je n’ai jamais réussi à pouvoir prétendre à la béatification, de mon vivant ou après ma mort bien que certains disent que,ma modestie en souffrant terriblement, je cache bien mon auréole..



Simplet

06/09/2016 09:09

Simplicité évangélique


Au constat:"Aujourd'hui les Dieux sont en blouse blanche" Vous proposez comme source du bonheur:Aimer et être aimé. Et si cette soumission aux dieux de la médecine et cette quête d'amour partagé ne trouvait leur résolution humaine dans la recherche d'un seul Dieu qui soit Amour? "Lorsque le sage montre la lune,le fou regarde le doigt"




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