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Environnement et santé : les personnes âgées fragiles les plus à risques

Connaître les impacts pour les anticiper


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Réchauffement climatique et saisons ont une véritable influence sur les personnes âgées, notamment celles qui souffrent de la maladie d’Alzheimer, indiquent deux publications scientifiques récentes.

La première, publiée dans la revue médicale The Lancet, souligne qu’en 2017 « plus de 157 millions de personnes vulnérables âgées de plus de 65 ans ont été exposées dans le monde à des vagues de chaleur, soit 18 millions de plus qu'en 2016 ».

Avec pour conséquences des coups de chaleur, des niveaux de pollution de l’air engendrant des problèmes de santé cardiovasculaire et respiratoire, entre autres.

Une autre équipe de chercheurs a étudié l’influence de la saison sur les capacités cognitives des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Au total, cinq cohortes américaines, canadiennes et françaises, soit 3353 personnes (malades ou non) y ont participé.

Selon leurs résultats publiés dans la revue scientifique américaine PLOS Medicine, le fonctionnement cognitif est meilleur à la fin de l’été et au début de l’automne. La différence équivalait, en moyenne, à 4,8 ans de déclin cognitif lié à l'âge.

Si notre action individuelle sur le climat est limitée, les enseignements de ces deux études peuvent donner des pistes pour mieux accompagner les plus fragiles.

D’abord, en redoublant de vigilance face aux vagues de chaleur, dont la fréquence devrait augmenter indique Météo France.

Mais aussi en adaptant l’accompagnement des personnes atteintes de troubles cognitifs, notamment en modulant la stimulation cognitive en fonction des saisons pour mieux maintenir les capacités restant aux personnes accompagnées, en renforçant l’accompagnement en hiver et au printemps.


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