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Bien vieillir (prendre soin de soi)

Manger seul, c'est souvent mal manger

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 03/11/2013

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et donc courir le risque de tomber malade

Annalijn Conklin, chercheuse britannique, a revisité l’étude EPIC-Norfolk, sur la santé et le vieillissement. Elle montre que l’isolement engendre une baisse de la qualité de l’alimentation au sein de la population âgée. 

Annalijn Conklin, chercheur en épidémiologie sociale, s’est intéressée au lien entre les relations sociales des personnes âgées et leur régime alimentaire.
Elle a établi que l’isolement et la solitude ont un impact négatif sur l’alimentation et la capacité des personnes âgées à manger sainement. 

A partir de l’étude EPIC-Norfolk – lancée en 1993 et qui vient de fêter son 20ème anniversaire — sur les habitudes alimentaires de 25.000 personnes âgées de 40 à 80, la chercheuse a établi que la variété des liens sociaux avait un impact sur la quantité de fruits et légumes consommés. Ainsi, les célibataires de plus de 50 ans mangeraient deux fois moins de fruits et légumes que les couples du même âge.

Les veuves et veufs mangeaient 1,3 fois moins de fruits et légumes que les célibataires non veufs. En revanche, les veufs et veuves qui avaient refait leur vie retournaient à un taux de consommation de légumes équivalent à celui des quinquagénaires en couple. 

En d’autres termes, le veuvage représente un risque de santé important compte tenu de la dégradation de la variété alimentaire, mais la combinaison veuvage et isolement social incarne un risque plus élevé encore. Une politique qui se préoccuperait de la santé des personnes âgées aurait à se pencher sur la situation des personnes sous le coup du décès d’un conjoint. 
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