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Zones bleues : secrets des habitants de territoires à l'exceptionnelle longévité

Auteur Rédaction

Temps de lecture 3 min

Date de publication 21/10/2019

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Alimentation, activité physique, lien sociaux, environnement, génétique ?

Les zones bleues sont des territoires où la population compte un nombre exceptionnellement élevé de nonagénaires et centenaires en bonne santé. Ils ont été mis en lumière par les travaux de Dan Buettner, du National Geographic. Angèle Ferreux-Maeght, naturopathe et cheffe de cuisine, et Vincent Valinducq, médecin généraliste et chercheur, sont allés à leur rencontre. Ils partagent leurs secrets dans une série documentaire sur France 5 et dans un livre qui vient d’être publié aux éditions First.


Zones bleues : des territoires à l’espérance de vie en bonne santé hors norme

Qu’est-ce qui caractérise les habitants de l’île italienne la Barbagia en Sardaigne, peuplée principalement de bergers ; de la presqu’île montagneuse Nicoya au Costa Rica, d’Okinawa au Japon et de l’île d’Ikaria en mer Egée (Grèce) ?

Leurs chances d’atteindre l’âge de 100 ans sont jusqu’à dix fois supérieures à ce qu’elles sont pour la moyenne de la population en Amérique du Nord ou en Europe, tandis que l’incidence des maladies cardio-vasculaires et de cancer sont nettement inférieures la moyenne.

Quels sont leurs secrets ?

Leur alimentation ?

Si leur régime de base est différent (issu de leurs ressources, de leurs cultures), les auteurs notent des points communs avec l’utilisation exclusive d’aliments naturels, non transformés, beaucoup de légumes, de légumineuses, de fruits tous issus des jardins des habitants.

Les assiettes comportent peu de viande (une ou deux fois par semaine). Le lait provient des animaux élevés sur les verts pâturages (riches en Omega 3). A Okinawa, les baguettes s’affairent devant de petites portions de mets variés, très esthétiques.

L’activité physique ? Le travail ?

Tous les habitants de ces régions sont restés très actifs, quel que soit leur âge. Ils cultivent leur jardin, travaillent dans leurs fermes, marchent de longues heures (même en montagne), s’occupent des plus jeunes.

Ces super centenaires ont tous beaucoup travaillé et ils ne s’arrêtent pas. Pour eux le travail c’est la santé” (p.257). Il est aimé et rythmé d’une bonne sieste (comme en Grèce). Marche, randonnés, vélo, natation, équitation au Costa Rica et même karaté au Japon : ce que je suis est le résultat de mes entraînements” explique un nonagénaire japonais.

La génétique ?

Tous les experts s’accordent à reconnaître que l’ADN ne joue que pour environ 20 % dans la longévité, rappellent les auteurs (p.187). Les 80% restant (alimentation, activité physique régulière, spiritualité, liens sociaux) relèvent des individus et de leur environnement.

Le lien social ?

Associés des rapports affectifs nombreux : c’est la clé de cette longévité.
Si certains habitants devaient vivre reclus pour éviter les dangers, tous cultivent des rencontes quotidiennes et une vie sociale intense.

Du café du village aux clubs sociaux, aux groupes d’entraides solides et rassurants (les moia” au Japon p.136), partout les habitants cultivent les liens avec leurs voisin, leurs amis, leurs proches, la famille, la famiglia” en Sardaigne comme au Costa Rica notamment.

D’abord le voisin, dieu après !” affirme-t-on à Ikaria. Les insulaires ont compris qu’ils devaient compter sur eux-mêmes et sur l’entraide au sein de leur communauté.

La politesse est élevé au rang d’art de vivre comme au Japon (p.96), et partout on rit beaucoup, chaque jour. Les scientifiques montrent aussi qu’une vie de couple améliore significativement la longévité (page 271).

Secréter l’hormone du bonheur : l’ocytocine

Les auteurs concluent leur livre sur quelques astuces pour la secréter au quotidien : prononcer des paroles affectueuses, avoir des conversations agréables, des relations harmonieuses avec ses proches, cultiver l’amitié, embrasser, faire des câlins, des massages, créer une ambiance chaleureuse, écouter de la musique calme, se dépenser par l’activité physique, s’occuper d’un animal de compagnie.

La pura vida” est l’art de profiter des richesses offertes par la vie, résume-t-on au Costa Rica, où certains exposent même leur futur cercueil chez eux !

L’ouvrage est illustré des photos des voyages et agrémenté des recettes et conseils des habitants des territoires étudiés. ll démontre que l’on peut vivre et vieillir debout !

Zones bleues
Les secrets de la longévité
Angèle Ferreux-Maeght et Vincent Valinducq
First Editions et France 5

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