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Comprendre les fragilités

Edito : contacts sans contacts

Auteur Rédaction

Temps de lecture 3 min

Date de publication 09/03/2020

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Rester en lien malgré le coronavirus

Alors que les mesures de prévention se renforcent face au risque d’épidémie de coronavirus, comment rester en contact, sans contacts, à distance ?

Comment apporter présence, chaleur, réconfort à des personnes qui ont besoin d’aide, notamment les plus isolées, fragilisées, désorientées ?

Différentes formes de saluts existent pour signifier notre lien tout en évitant la bise et la poignée de main : un sourire, namasté ou la salutation indienne les mains jointes, un signe de tête, de la main, les différents saluts militaires en mode pacifique jusqu’à la révérence, le rond de jambe, la génuflexion… On se touche le coude entre collègues ou sur les marchés à la veille des élections municipales !

On peut maintenir le lien par le bon vieux courrier, relayé par les technologies. Elles sont appelées à la rescousse pour se parler par téléphone et se voir sans se toucher (en visio). La ligne d’écoute et de soutien psychologique des Petits frères des pauvres Solitud’Ecoute” propose un service gratuit, anonyme et confidentiel bienvenu. Les visiteurs bénévoles de l’association sont invités à respecter les consignes tant à domicile qu’en établissements d’accueil (où les plans blancs et bleus sont déclenchés). Ils tentent pour autant de garder le contact d’une manière ou d’une autre.

De nombreux services plus ou moins technologiques se déploient pour aider les proches à rester en lien avec leurs parents fragilisés via des messageries, des applications avec des photos, etc.

Ces technologies permettent aussi des téléconsultations, des télé-expertises pour des avis médicaux éclairés sans se déplacer… jusqu’à l’indispensable palpation. Voir cette semaine les conseils pour la journée nationale de l’audition, pour toujours mieux dormir et pour prévenir le glaucome.

Mais les générations les plus âgées ne sont pas les plus technophiles.

Et pour notre santé, pour notre bien-être, toucher et être touché est indispensable… même s’il faut prendre des précautions.

Touchons-nous du regard, abusons des sourires, entrons en relation progressivement mais le plus possible avec toutes les personnes, notamment celles qui ont besoin de beaucoup d’aides.

L’approche non-médicamenteuse Humanitude invite à entrer en relation d’abord par le regard, le sourire, puis par quelques mots ajustés et chaleureux (même derrière un masque). Ensuite osons poser une main sur une épaule, doucement, sans déclencher de mouvement de défense, de répulsions, en restant en contact par le regard. Ce n’est pas si facile. Ca s’apprend. Mais les effets sont efficaces autant pour la personne aidée que l’aidant. Les auteurs de l’Humanitude : Yves Gineste et Rosette Marescotti invitent à déployer au maximum ces actes gratuits”, notamment en cette période de craintes, de précautions, de risque d’isolement sensoriel. Leurs conseils et leurs techniques s’adressent à tous les professionnels en relais aux domiciles et dans les établissements, à tous les proches aidants.

Touchons aussi les politiques par nos revendications pour une société pour tous les âges, avec des moyens ajustés à l’évolution démographique qui va s’intensifier. Saluons cette semaine la suppression de la barrière d’âge pour accéder à la prestation de compensation du handicap (PCH).

Soyez aussi touchés par Jemenrappellepas” : une chaîne Youtube créée et administrée par Thierry Petitmangin, atteint de la maladie d’Alzheimer à 51 ans. Il veut partager son expérience et rencontrer des personnes malades, des proches aidants… y compris à distance.

Pour entrer en contact, garder le contact même sans contact !

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