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Inégalité de soins : un habitant des Hauts de Seine vit deux ans et demi de plus qu'un habitant de Seine-Saint-Denis ou de Seine et Marne

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 24/01/2011

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Le Parisien l’a révélé en fin de semaine. Et l’info est accablante. En effet, selon le rapport de l’Agence Régionale de santé d’Ile de france, 2 années et demi d’espérance de vie sépareraient les habitants des Hauts de Seine (92) de ceux de la Seine et Marne (77) ou de la Seine Saint Denis (93). En cause : les inégalités de niveau de vie et d’accès à la santé.

Plusieurs chiffres sont particulièrement inquiétants. D’abord selon l’article du Parisien/​Aujourd’hui en France La santé sociale s’est « nettement dégradée » en dix ans, du fait de l’envolée des bénéficiaires de minima sociaux, des décisions d’expulsion ou du bond des surendettés. En Seine-Saint-Denis, un enfant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté. Le revenu minimum des 10% les plus riches, lui, est désormais sept fois supérieur au revenu maximum des 10% les plus démunis.”
Par ailleurs, les habitants de l’Ile de France ne vivraient pas dans les mêmes conditions. Et il apparaît clairement que le cadre de vie joue sur la santé. Dans les quartiers où il y a beaucoup de fast-foods et peu de parcs, on compte plus d’obèses qu’ailleurs.“
Les transports auraient aussi un impact : Les Franciliens passent en moyenne deux heures par jour dans les transports. Stress et fatigue pèsent sur la santé.

Enfin la pollution. 4 millions de personnes sont exposées à des niveaux de dioxyde d’azote supérieurs à la limite.

Selon l’article, La France est, avec la Finlande, le pays européen où les inégalités sont les plus fortes. Entre Paris et certaines zones de Seine-Saint-Denis, des indicateurs de bien-être varient du simple au triple. Entre la Seine-Saint-Denis et les Yvelines, la différence de mortalité prématurée atteint ainsi 28% chez les hommes ! Au sein même d’un département, voire d’un canton, des disparités persistent.”

Pour en savoir plus :
Agence Régionale de santé

Le Parisien/​Aujourd’hui en France

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