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Edito : grandir, vieillir et mourir

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 06/02/2012

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Annie de VivieComment ne pas saluer ce 1er prix des plaidoiries des lycéens sur les droits de l’homme qui a primé cette année le vibrant appel d’une lycéenne à oser regarder le vieillissement, accepter de vieillir, revoir nos modes d’accompagnement des aînés vers plus de douceur, de sérénité, de tendresse pour les plus âgés d’entre nous.

Parler des anciens jeunes à de futurs vieux” me rappelle le bel ouvrage orchestré par la Fondation Nationale de gérontologie dont le slogan est Grandir c’est vieillir, vieillir c’est grandir”.

Par sa simple présence, le vieux montre au jeune que la vie est longue”, rappelle souvent l’anthropologue Bernadette Puijalon.
A chacun de tracer sa route entre les plaisirs et les difficultés de chaque âge.

Aucun âge n’étant parfait on a pourtant coutume de charger la barque de la vieillesse. On voudrait vivre sans vieillir”. Etonnant, non, dirait Pierre Desproges ? .

Pour poursuivre les citations, en voici une de Woody Allen : Vieillir ne me dérange pas, car c’est le seul truc qu’on ait trouvé pour ne pas mourir jeune !”.

A l’évidence, il faudra mourir un jour. Au tabou de la mort, vient s’adjoindre la peur de la souffrance, de la solitude, de la déchéance.
Ne plus être autonome” semble devenir pire que mourir.

Au point que ressurgit ces jours-ci le débat que l’on pensait apaisé sur la Loi Léonetti et la fin de vie. Le candidat François Hollande a ouvert la porte à une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité”. Le collectif Plus Digne la Vie” lui répond par un appel à la dignité de la personne, un rappel de la légalité et une injonction à la solidarité en fin de vie.

Un appel qui fait écho au plaidoyer de la lycéenne lauréate qui nous invite à revisiter le vivre et le vieillir, à regarder autrement cette dernière partie de la vie : doucement, chaleureusement, humainement. Sans précipitation d’aucune sorte.

Rappelons que la grandeur d’une société se mesure au souci qu’elle a de ses membres les plus vulnérables.

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