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Alzheimer : un diagnostic précoce est il toujours bénéfique ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 29/07/2012

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La relation médecin patient est fondamentale

Des médecins français ont récemment protesté contre l’obligation du diagnostiquer le plus tôt possible, la maladie d’Alzheimer, alors même que les symptomes de perte de mémoire n’ont pas encore de manifestation tangible. Leur argument est qu’un dépistage précoce ne sert à rien faute de médicament pour soigner. 

Au-delà de cette réaction, il est sur qu’annoncer la présence d’une maladie à une personne qui va développer tardivement certains symptômes est source de problèmes éthiques qui sont loin d’être réglés. Pour ses internautes, agevillage a tenté d’établir une synthèse des arguments pour et une synthèse des arguments contre. 

Un diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer :

- permet au patient de prendre des dispositions pour l’avenir (choix des soins, gestion du patrimoine, rédaction d’un testament…). A ce stade, le diagnostic précoce est un outil de préservation de son autonomie.

— Ce diagnostic précoce permet de mettre en route des actions de ralentissement des symptomes : ateliers mémoire, sport… — Des états infectieux, un traumatisme orthopédique, des troubles du comportement peuvent être mieux perçus par le médecin traitant et mieux accompagnés. — une prise en charge médicamenteuse peut ralentir l’évolution des troubles cognitifs et du comportement, favoriser le maintien à domicile et améliorer la communication. — Informés, les proches peuvent éviter toute mauvaise interprétation des signes de la maladie, et éviter de rentrer dans des situations conflictuelles et des réactions inappropriées. — Des questions comme la conduite automobile peuvent être anticipées. — Un entourage bien conseillé dès le début influencera de manière positive l’évolution de la maladie. 

Les craintes quant à un diagnostic précoce concernent :

  • - Le risque de stigmatisation et de perte de statut au plan familial et social. Il peut en résulter une aggravation des troubles cognitifs. 
  • - Faire prendre conscience à quelqu’un qu’il a la maladie d’Alzheimer alors que celle-ci ne s’est pas cliniquement déclarée, c’est lui gâcher son existence. Cette annonce peut entraîner un stress très important. Certaines personnes souhaitent savoir, mais ne se rendent pas compte des conséquences que cela peut avoir. Le médecin doit donc d’abord discuter avec son patient pour savoir s’il veut ou non connaître l’existence de sa maladie. Dans les familles à risque, certains veulent savoir, d’autres non.
  • - Le malade peut comprendre les implications sur son avenir et présenter un état anxieux ou dépressif avec une majoration des troubles cognitifs et l’apparition de troubles du comportement. Le fait de considérer une personne comme démente amène à lui retirer un certain nombre de prérogatives qui risquent d’accélérer la manifestation des symptômes de la maladie.
  • - Toute démence n’est pas une maladie d’Alzheimer. Un diagnostic erroné peut engendrer le risque de voir des symptomes de type alzheimer s’installer alors que la maladie n’est pas là. 
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