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Au-delà de 90 ans, le diagnostic de démence peut reposer sur la coexistence de plusieurs pathologies.

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 27/08/2012

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La preuve par l’autopsie

Au-delà de 90 ans, le diagnostic de démence peut reposer sur la coexistence de plusieurs pathologies.

Certaines études, basées sur des autopsies, suggèrent que la relation entre les signes pathologiques de la maladie d’Alzheimer et les manifestations de la démence pourrait être atténuée aux âges les plus avancés. Cependant, l’interprétation des résultats de ces études peut être compliquée par la coexistence d’une démence de type Alzheimer et de pathologies liées aux accidents vasculaires cérébraux (AVC) et/​ou d’une démence à corps de Lewy. 

C’est ce que confirme une étude réalisée sur les participants de 2 cohortes américaines : la Religious Order Study débutée en 1994 et la Rush Memory and Aging Project initiée en 1997. Tous les participants ont bénéficié d’examens cliniques réguliers et pratiquement tous (87%) ont été autopsiés après leur décès. 

Pour les 304 personnes qui souffraient de démence, le diagnostic avait été posé en moyenne 7,1 mois avant leur décès. Globalement, les sujets les plus âgés (moyenne 94,3 ans) avaient plus de risques de souffrir de démence et de présenter des signes anatomo-pathologiques de maladie d’Alzheimer ou d’AVC que les personnes moins âgées (moyenne 83,8 ans).

Cependant, la relation entre signes pathologiques de démence et signes cliniques de maladie d’Alzheimer s’atténuait avec l’âge. Le diagnostic de maladie d’Alzheimer, d’AVC ou de maladie à corps de Lewy était associé à une augmentation de la fréquence des manifestations de la démence. 

Parmi ces trois pathologies, seule la fréquence de la maladie d’Alzheimer était significativement associée à l’avance en âge. La présence de signes pathologiques multiples était plus fréquente chez les plus âgés. D’autre part, des altérations anatomo-pathologiques de maladie d’Alzheimer ajoutées à des infarctus cérébraux et/​ou des corps de Lewy augmentaient la probabilité de signes cliniques de démence. 

Face à ce constat, les conséquences de leurs interactions devraient être examinées pour une meilleure évaluation de la pathogenèse de la maladie.

Juillet 2012
Auteur : Ph. van den Bosch de Aguilar — Université Catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve

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