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Edito : Sans lobby, pas d'issue pour les vieux fragilisés

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 10/06/2013

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Que seraient devenus les crédits de la journée de solidarité sans la vigilance et les alertes des professionnels comme l’AD-PA (association des directeurs au service des personnes âgées) ?

2 milliards d’euros selon l’Inspection des finances (IGF) et l’inspection des affaires sociale (IGAS) n’ont pas atteint leur cible. La faute aux systèmes d’information parait-il (dont le DMP, dossier médical personnel, qui avance peu) et aussi parce que les pressions du ministère des finances pour grapiller des crédits dans le but de réduire les déficits (de l’assurance maladie notamment) rencontrent peu de résistances.

Bref : s’il n’y a pas de sentinelles pour veiller aux crédits votés en faveur des personnes âgées, ceux-ci sont vite utilisés ailleurs.

De plus, face à un endettement sans précédent, des tensions budgétaires croissantes, une économie atone, chacun s’active à préserver son pré carré.

Sécurité, santé, industrie, enfance, logement, emploi… Chaque ministère défend ses crédits sous l’influence de lobbies plus ou moins puissants.

Et nous l’avons déjà écrit ici : qui défend les vieux fragilisés ? Le lobby gris (grey power) n’est pas très voyant, claironnant.

Sans monter les générations les unes contre les autres, assurer le vieillissement serein de la population est un enjeu d’intérêt général.

Il faudra beaucoup de soutiens à Michèle Delaunay pour obtenir les milliards nécessaires à sa loi sur l’autonomie et l’adaptation du vieillissement et chercher à limiter les restes à charge pour les personnes fragilisées et leurs proches.

Il faudra du soutien et de la vigilance pour éviter que les crédits âprement obtenus ne soient détournés de leur cible première.

Il y a urgence.
Il va falloir hausser le ton. Réaffirmer l’obligation du respect des droits fondamentaux des personnes (quels que soient leur âge, leur maladie, leur handicap).
Sans attendre l’épuisement des aidants ou des drames tant à domicile qu’en établissement d’accueil.
Sans attendre une nouvelle canicule.

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