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Comprendre les fragilités

Alzheimer : reconnaître ses émotions lors du diagnostic pour mieux faire face à la maladie

Auteur Raphaëlle Murignieux

Temps de lecture 1 min

Date de publication 01/02/2021

1 commentaires

Recevoir un diagnostic de maladie d’Alzheimer est un moment difficile, redouté par les patients comme par leurs proches. L’Alzheimer's Association américaine livre ses conseils pour identifier et accepter les émotions ressenties après cette annonce, un premier pas pour mieux faire face à la maladie.

Ces émotions peuvent être de nature diverse, parfois contradictoire. Ainsi l’association américaine liste parmi les émotions possibles :

  • La colère
  • Le soulagement (d’avoir un diagnostic, une explication des symptômes)
  • Le déni
  • La tristesse
  • Le ressentiment (« Qu’ai-je fait pour mériter ça ? »)
  • La peur
  • La solitude
  • Un sentiment de deuil, de perte.

Des sentiments somme toute compréhensibles, mais qu’il faut prendre avec sérieux, surveiller pour éviter de laisser la dépression s’installer.

Prendre en considération ses besoins émotionnels

Il est donc essentiel, souligne l’association, de mettre en œuvre des stratégies pour prendre soin, aussi, de ses émotions.
Elle conseille :

  • De partager sur ses ressentis avec sa famille, ses proches, de tenir un journal
  • De s’appuyer sur des soutiens concernés par la maladie : personnes récemment diagnostiquées, groupes de paroles via les associations de malade…
  • D’évoquer sa santé psychique avec son médecin traitant
  • De consulter un psychologue
  • De s’autoriser à prendre le temps, à faire le deuil de sa vie d’avant…
  • Tout en poursuivant les activités qu’on aime.

Empowerment

L’association encourage aussi les malades à poser toutes les questions qu’ils souhaitent au médecin traitant, au neurologue : sur le diagnostic en lui-même (comment a‑t-il été déterminé… ?), l’ensemble des traitements et options possibles, les bénéfices et les risques de chacun de ses choix.

Toujours dans une logique d’empowerment, d’autonomie et d’émancipation, elle conseille aux personnes nouvellement diagnostiquées à s’intéresser au ressenti de leurs proches face à cette annonce : comment prennent-ils la nouvelle ? Comment chacun envisage une potentielle relation d’aide ? Comment le malade peut aider son futur aidant ?

Une manière de (re)prendre son destin en mains pour mieux affronter cette nouvelle vie.

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Jouffre

Avant d etres des résidents des ephad ils sont d abord et toujours nos parents
Laissez nous les voir sinon ils vont mourir de chagrin