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Comprendre les fragilités

De son vivant : pour une fin de vie solidaire et citoyenne

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 29/11/2021

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Actuellement dans les salles, le dernier film d’Emmanuel Bercot De son vivant donne à voir la façon dont on peut accompagner la fin d’une vie… ou pas.

Une fin de vie unique, complexe, personnelle, forcément.

Mais ici, une fin de vie entourée de professionnels visiblement nombreux, accompagnés, outillés, renforcés d’approches non médicamenteuses comme la musique vivante avec des musiciens au chevet des personnes, avec des temps d’échanges et de débrief longs et réguliers pour toutes les équipes. 

Presque un luxe, presque un rêve dans notre pays, qui voit les tensions se renforcer dans le monde de la santé au point que les professionnels fuient et que les lits ferment.

Presque un luxe, presque un rêve, alors que la crise covid-19 n’est pas terminée et qu’un nouveau variant déboule.

Alors que des maladies compliquées comme la maladie à corps de Lewy font que les symptômes multiples et fluctuants amènent à une méconnaissance et des pertes de chance pour les 180 000 malades (comme Catherine Laborde) et leurs proches.

Alors que de terribles maladies comme le sida n’empêchent plus de vieillir. 50 % des personnes malades ont plus de 50 ans aujourd’hui. Reste à trouver les solutions pour aider à vivre avec cette maladie : voir cet accueil de jour innovant sur Paris pour lutter contre le risque 5 fois plus élevé de dépression chez ces personnes âgées vivant avec le VIH.

Le film d’Emmanuel Bercot est difficile mais presque un luxe, presque un rêve quand les difficultés sont exacerbées et demandent des aides comme les troubles du sommeil.

De son vivant nous interroge individuellement et collectivement sur ce que nous voulons pour notre fin de vie, nos fins de vie. Allons-nous ranger notre bureau, régulièrement, le moment venu pour partir en paix ? Saurons-nous exprimer ces cinq mots magiques : pardon, je te pardonne, merci, je t’aime, au revoir ? 

Ces fins de vie, ces morts sont-elles, seront-elles solidaires, citoyennes ? 

Elles impactent et impacteront la vie des premiers concernés, de leurs proches. Elles nous impactent et nous impacteront demain.

Elles impactent et impacteront la filière de prendre soin, les professionnels en première ligne, avec un besoin de solutions coordonnées, financées, des habitats adaptés. Voir cette semaine notre zoom sur les résidences autonomie aux loyers mensuels qui varient selon les territoires, avec une moyenne à 688 euros pour un studio. 

Et parce que la vie est là, parce que les fêtes approchent, voici une sélection de cadeaux pour profiter de bons moments, jouer, s’émerveiller, secouer notre âgisme, et en rire.

Vivre, vieillir debout, malgré tout, jusqu’au bout, bien informé, bien entouré : c’est un enjeu individuel et collectif, politique, au sens noble du terme. 

Le Collectif Je t’aide (dont Agevillage est partenaire) recueille les propositions des 11 millions de proches aidants pour interpeller les candidats à l’élection présidentielle.

Gageons qu’ils ne seront pas les seuls à bousculer cette élection clé au regard des transitions écologiques, numériques et démographiques, qui vont s’accélérer dès 2030.

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