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Aidant-aidé, partir en vacances : soutiens & solutions de répit - Aide et répit sont-ils compatibles ?

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Aide et répit sont-ils compatibles ?

Les vacances sont un temps de détente et de repos. On parle aussi de vacance pour qualifier une période pendant laquelle une charge est libre. Toute la question est là : si l’entourage se détend, qui va se charger de la personne malade ? Comment les aidants peuvent s’octroyer du répit en toute sérénité ?

Dans récréation, il y a re-créer


Voici le témoignage de Madame B. à Oullins (Rhône), dont le mari est atteint d’une maladie d’Alzheimer : « Quand c’est votre conjoint qui devient dépendant, finis les voyages, les vacances. Alors comment associer ces deux mots, vacances et dépendance ? Partir ? Comment ? Qui sacrifiera ses journées et ses nuits à surveiller ce compagnon qui vous accapare vingt quatre heures sur vingt quatre ? Impossible de décrocher. Comment me détendre en te laissant là à m’attendre ? Comment profiter d’un paysage sans voir, en filigrane, apparaître ton visage ? Comment pourrais-je associer voyage et sérénité alors que tu es le centre de mes pensées ? »

Parler de vacances à ceux qui soutiennent une personne âgée malade est une gageure, presque une provocation.

Tout se passe comme s’il existait un conflit entre les besoins de la personne en perte d’autonomie et ceux de ses proches. Et l’on croit souvent que les besoins d’une personne malade sont plus impératifs que les nôtres.

Or prendre du répit, retrouver de l’énergie, « se refaire une santé » pour éviter de s’épuiser est un besoin légitime et le satisfaire va finalement rendre service à ceux que l’on entoure. Nombreux sont les couples qui affirment n’avoir pas pris une journée de vacances depuis 2, 4, 5 ans.

Ils éprouvent souvent le sentiment d’être captifs, de perdre leur liberté. Tout se passe alors en chacun comme si ce désir d’évasion était une faute. Il faudrait se punir de perdre parfois courage et de ne pas être infatigable. Et quelle meilleure punition qu’un bon gros sentiment de culpabilité ?

Mais se sentir coupable ne signifie pas être coupable.

Demandons-nous si nous sommes réellement fautifs ou si, étant responsables de quelqu’un, nous n’arrivons pas à résoudre toutes les questions. Sentir ses limites est une chance d’échapper à l’illusion que nous pouvons tout maîtriser.

Pour prévenir l’épuisement, pour garder sa santé physique et son équilibre psychique n’importe qui a besoin de pause. Il est très difficile d’oser l’organiser. Il n’est pas commode de trouver ceux qui peuvent prendre le relais sans déboussoler la personne malade ou de dénicher un lieu d’accueil temporaire. Prendre du repos n’est pas un caprice mais une nécessité pour durer.

Osons nous dégager un peu de nos responsabilités, non par défaillance mais parce que nous sommes des hommes et des femmes.

Prendre des vacances n’est pas égoïsme mais façon d’apprécier la vie. L’un des grands services que nous pouvons rendre à ceux que nous entourons est de nous recréer du goût pour la vie. Voici quelques conseils pratiques et solutions possibles :

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