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Services à la personne : la grève des transports a porté préjudice aux aides à domicile


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Le secteur des services à la personne (garde d'enfant, aide à domicile, ménage, etc.) se dit très touché par la grève des transports, notamment à Paris et en Ile-de-France, où la plupart des personnes intervenant à domicile se déplacent en transport en commun.

Ainsi, selon le Syndicat des entreprises de services à la personne (SESP), les entreprises, notamment à Paris et dans la région parisienne, ont subi en moyenne "entre 30 et 40% de perte" durant la grève qui a duré une semaine. Le secteur se caractérise en effet par de nombreux déplacements des salariés, rarement motorisés, pour effectuer plusieurs visites à domicile par jour.  

Domidom Services, société spécialisée dans le service à domicile (dépendance, garde d'enfants, ménage et petits travaux), qui compte 500 intervenants en Ile-de-France, a ainsi "perdu 70.000 euros en 4 jours". Le gérant de la société estime même que si la grève avait duré, des licenciements auraient été "indispensables".  

Selon lui, des salariés ont passé "entre 5 et 6 heures par jour dans les transports en commun pour passer voir les personnes âgées dont ils sont quelquefois la seule visite de la journée". Selon le SESP, une entreprise spécialisée dans le ménage et le repassage et employant 400 salariés, a ainsi enregistré une perte de CA de 80.000 euros durant la grève.  

Une autre, comptant 140 salariés et spécialisée dans la garde d'enfant, a enregistré "une baisse de 40% de son chiffre d'affaire", avec des intervenants dans l'impossibilité de se déplacer, des accidents, et des mères de familles qui ont pris leur journée pour garder leurs enfants et ont donc annulé leur demande de garde.  

Une société, qui propose de l'aide informatique à domicile, comptabilise pour sa part "une perte de trois jours ouvrés". Elle avait enregistré une croissance de 71% en octobre, mais ne table que sur 35% de croissance en novembre.  

Par ailleurs, le SESP souligne la "fatigue indéniable" des salariés et le "gros impact de la grève en terme de moral", citant notamment le cas, dans le secteur de la garde d'enfants, d'intervenants finissant à 20H00 ou 21H00, et obligés de rentrer chez eux à pied parfois jusqu'à minuit.  


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