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L'étude ODIVA :un outil d'évaluation du niveau de danger et d'urgence d'intervention auprès des victimes de maltraitance


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La recherche ODIVA1 (Outil de Dépistage et d’Intervention des Victimes Aînées) est une recherche-action mise en place, suite à la demande de directions de services à domicile du canton de Vaud en Suisse, afin de mettre à la disposition de leurs collaborateurs un outil d’évaluation du niveau de danger et d’urgence d’intervention auprès des victimes aînées qui reçoivent des services.

Cette étude a été entreprise sous la direction de Louis Plamondon, juriste et sociologue, Université de Montréal, Sylvie Lazon, professeure, Université d’Ottawa, Pr Charles-Henri Rapin, médecin-chef, Université de Genève. Avec la collaboration de Marc Bourdeau, statisticien, professeur, Ecole polytechnique, Université de Montréal, Alexandre Saint-Jean et Pascal Philippe Bélanger, assistants de recherche, Université de Montréal.

Elle n’est pas une étude de prévalence ni d’incidence des abus et négligences dans le milieu familial lorsqu’une personne âgée reçoit des services à domicile.

La recherche-action comporte deux volets :
– le premier permet de valider la pertinence des critères retenus quant aux caractéristiques des victimes et des abuseurs de personnes âgées à domicile. Ces critères ont été sélectionnés à partir d’une revue de la littérature et de l’expertise de professionnels
choisis par le groupe de pilotage, le critère de cette sélection étant leur pertinence en regard de l'élaboration d'un test de dépistage
des situations de danger d’abus à domicile.
– Le second volet de la recherche a permis d’élaborer un programme d’interventions fondées sur les constats de danger établis avec les intervenants afin de mieux ajuster les pratiques des équipes et l’organisation des services.

Le groupe de pilotage a ciblé différents objectifs à cette démarche :
– avoir à disposition des moyens d’évaluation des dangers et pouvoir juger de la gravité de la situation ;
– résoudre la difficulté pour une auxiliaire santé ou de services
   ménagers de se faire entendre, d’être crue par l’infirmière ou les responsables ;
– devant des situations extrêmes de maltraitance comment informer les médecins des situations de façon efficace et standardisée ;
– dans un contexte de conflit exacerbé dans un couple ou une famille, où un client est très dépendant, de trouver une base pour
    intervenir bien au-delà de la demande ;
– de disposer de critères fiables pour juger du danger perçu sans détenir les plaintes des victimes ;
– de résoudre la difficulté d’avoir un portrait global de la situation et une coordination des membres de l’équipe qui interviennent ;
– de soutenir les directions de services devant une situation d’abus
   dans une scène familiale tenant compte des risques de la porte close et ainsi détenir une certaine objectivation du danger ;
– faire face de manière adéquate au déni de certains intervenants
   internes ou externes (justice, police, tutelle) devant des situations extrêmes.

Les résultats du premier volet de cette recherche ont fait l’objet d'un article paru dans la revue de la FNG, Gérontologie et Société - n° 122 - septembre 2007 : lire l'article

En savoir plus sur
www.rifvel.org


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