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Financer l'aide à l'autonomie : quelles pistes aujourd'hui ?


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La consultation citoyenne sur le grand âge, les témoignages des proches, des professionnels, le rapport Libault ou les contributions au grand débat sont unanimes : la façon dont on accompagne le grand âge doit changer. D’autant plus au regard du vieillissement de la population française. Mais comment financer le soutien à l’autonomie ? Quelques pistes.

Les besoins se chiffrent en milliards, qu’il va bien falloir trouver. Si la rumeur d’un nouveau jour férié travaillé, d’un abandon des 35 heures ou d’un allongement des années de cotisation pour la retraite bruissent, rien n’a encore été décidé.

En attendant une réponse collective, les Français peuvent d’ores et déjà mettre en œuvre des solutions individuelles pour compléter les aides des pouvoirs publics, comme l’allocation personnalisée d’autonomie.

Hormis les assurances dépendance, qui jusqu’ici n’ont pas très bonne presse, le viager peut représenter une solution intéressante. Offrant une rente régulière au vendeur, il lui permet de financer maintien à domicile, d’améliorer son confort de vie, d’adaptrer son logement si nécessaire…

Plusieurs formes de viager coexistent, comme le viager à vocation sociale, solidaire ou viager intermédié, où les biens sont acquis par des institutions, comme la Caisse des dépôts (qui donneront ensuite la priorité aux ayants-droit pour la vente du bien).

La réindexation des retraites sur l’inflation à compter du 1er janvier 2020, si elle se produit, devrait aussi permettre de souffler un peu. Si les revenus du patrimoine ne sont pas pris en compte, la mesure concernerait 70 % des retraités.


mis à jour le



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Vos réactions

Jean Claude

24/04/2019 20:04

5ème risque / 6ème caisse de securité sociale


On essaie de nous perdre dans un dédale de réflexions qui ne nous mènent à rien sinon à des palabres incessants de petits intellos sur les plateaux de télévision. Ce qu'il ne faudrait surtout pas , c'est de détourner les moyens financiers existants et nouveaux pour financer les besoins de "maisons de retraites" et des services prestataires dans le seul but de leur rentabilité au détriment du financement des besoins des personnes âgées et handicapées. Notre sécurité sociale finance la natalité, la maladie, la retraite (2 caisses) et la prévoyance depuis quelques décennies des voix s'élèvent pour qu'un 5ème risque soit couvert celui lié au vieillissement de la population par la création d'un 6ème caisse de sécurité sociale celle de l'autonomie. Cette Caisse existe depuis 2005, c'est la CNSA. Le problème posé est sur la couverture individuelle des citoyens concernés. Confiée aux départements, c'est disparate, chacun fait son petit truc dans son coin! Résultat les droits de chaque citoyen ne sont pas respectés, chaque intervenant et non les moindres, tirent la couverture à soi, et quémande sans vergogne de plus en plus de cette manne que l'on trouve chez le contribuable et ceux qui assument le paiements des charges sociales à l'URSSAF: LES EMPLOYEURS! C'est à dire les entreprises (sociétés/associations), artisans, commerçants et professions liberales, et les 3,5 million de Particuliers Employeurs. Dés lors que la DECISION POLITIQUE EST PRISE DE CREATION DE CETTE 6ème CAISSE DE SECURITE SOCIALE, il n'y a aucun doute que nos parlementaires de l'AN et du Sénat trouveront les meilleurs moyens de financement. Car le problème n'est pas là! Le problème est sur le SYSTEME ORGANISATIONNEL à mettre en place. A l'image des caisses de sécurités sociales, c'est cette 6ème caisse (la CNSA) qui devra normalement verser à chaque ayant droit le montant de l'allocation qui leur aura été attribué par la Commission d'Attribution de la Maison de l'Autonomie de chaque département, chargées d'évaluer les besoins du futur allocataire. Au niveau organigramme la "Maison de l'Autonomie Départementale" ne peut-être que le service départemental de cette 6ème CAISSE (la CNSA actuelle)) et sous son entière responsabilité. Je ne vois pas quel rôle pourrait jouer un Conseil Départemental dans ce nouveau système organisationnel sinon celui que joue ses Assistantes Sociales. Pour les différents mode d'intervention au domicile (ou lieu considéré comme tel comme les résidences services et autres habitats partagés), l'expérience de l'assurance Maladie et de la CAF peut nettement servir d'exemple d'organisation (problèmes rencontrés inclus). Reste la question des EHPAD. Je considère pour ma part qu'ils doivent être traiter comme l'établissement médicalisé qu'ils sont et doivent être financer de la même manière qu'un hôpital, une clinique financé par l'assurance maladie, je rappelle que les services médicaux à domicile sont couverts par l'assurance maladie. Ne mélangeons pas tout le droit de vivre à domicile et de pouvoir s'y maintenir avec le droit aux soins médicaux. Il y a bien trois besoins distincts de financement: - celui des retraites de personnes de plus en plus âgées, c'est le problème de nos Caisses de Retraites; - Celui des maladies liés au vieillissement, c'est le problème de la Caisse d'Assurance Maladie; - Celui de l'accompagnement à domiciles des personnes handicapées ou, vieillissantes et en perte d'autonomie, et le soutien aux aidants, c'est le problème de cette 6ème caisse aujourd'hui la CNSA. Restons simples, ne mélangeons pas tout.




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