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Cancers, vieillissement

Découverte d'un mécanisme de lutte anti-oxydants


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Des chercheurs français ont mis en évidence un mécanisme essentiel pour lutter contre les oxydants, molécules responsables du vieillissement et de certains cancers

Vieillir par l’air que l’on respire

Tous les organismes vivants sont exposés à la toxicité des oxydants dérivés de l'oxygène que l'on respire. Leurs effets conduisent au vieillissement et aux cancers par oxydation progressive des cellules. Pour la première fois, le mécanisme de détection de ces oxydants a pu être identifié dans un organisme modèle de la cellule humaine, une levure dénommée "Saccharomyces cerevisiae", a annoncé jeudi 14 novembre le Commissariat à l'énergie atomique (CEA).Ce mécanisme cellulaire est un véritable système de veille capable de détecter la présence d'oxydants et de déclencher la production d'anti-oxydants. En l'absence de pareil système de surveillance, la toxicité est telle que la cellule est incapble de survivre. Le principal détecteur de la cellule est la protéine Orp1, capable d'être activée en présence de très faibles concentrations d'oxydants et qui par une réaction chimique spécifique transmet un signal à une autre protéine, qui déclenche alors la contre-attaque, la production d'une panoplie de molécules anti-oxydantes.Ces travaux conduits par l'équipe du Dr Matthieu Toledano, du Laboratoire des stress oxydants et cancer (LSOC) du CEA à Saclay, dans la région parisienne, sont parus jeudi 14 novembre, dans la revue spécialisée Cell. L'oxygène est essentiel au processus de respiration, source de l'énergie cellulaire. Dans la cellule, il se transforme en deux oxydants, l'ion superoxyde et le peroxyde d'oxygène ou eau oxygénée. Capables de détruire toutes les structures cellulaires lorsque leur concentration est élevée, ces deux oxydants sont à l'origine de cancers et des lésions pathologiques observées au cours du vieillissement.Ce système de surveillance découvert chez la levure est conservé chez l'homme. Il n'était jusqu'à présent connu que chez les bactéries.



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