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Troubles psychiques

1,2 million de personnes consultent régulièrement


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L’enquête Handicaps-incapacités dépendance (HID) permet d’estimer à environ 1,2 million le nombre de personnes vivant à domicile qui déclarent consulter régulièrement pour "troubles psychiques ou mentaux », indique la direction de la recherche des études, de l’évaluation et de la statistique (DREES) du ministère des affaires sociales.

Les femmes d’abord : 62%

La première enquête « Handicaps-incapacités, dépendance en institution » avait permis de décrireles 47 000 personnes hospitalisées en psychiatrie (hors services de psychiatrie des hôpitaux généraux. Le second volet de cette enquête, réalisé en 1999 auprès des personnes vivant à leur domicile, permet d'estimer la fréquence des recours déclarés aux soins pour troubles psychiques et mentaux : ainsi, 1,2 million de personnes vivant à domicile - dont une majorité de femmes - déclarent consulter régulièrement pour "troubles psychiques ou mentaux", selon une estimation de la Direction de la recherche, des études de l'évaluation et des statistiques (Drees) consacrée aux « Personnes suivies régulièrement pour troubles psychiques ou mentaux ».D'autre part note la Drees, ces troubles constituent "un motif majeur d'inactivité professionnelle". "Parmi les personnes vivant à domicile, les consultations ambulatoires pour trouble psychique ou mental sont davantage le fait des femmes, particulièrement pour un suivi régulier où leur part atteint 62%", écrit la Drees.

40% seulement travaillent

"C'est entre 40 et 50 ans que le recours régulier est le plus fréquent, principalement du fait des femmes avec, pour ces dernières, un pic de fréquence" par rapport aux autres tranches d'âge, précisentr Marie ANGUIS et Christine de PERETTI, les deux auteurs de la note. Selon l’estimation de ces deux chercheurs, le pourcentage de femmes ayant entre 40 et 50 ans été suivies par un psychologue ou un médecin pour des troublespsychiques (6,7% du total) serait deux fois et demie plus élevé que celui de l'ensemble des femmes suivies pour ces troubles (2,5% du total). Outre des déficiences psychiques, les personnes suivies régulièrement pour troubles psychiques ou mentaux déclarent plus souvent des déficiences physiques, motrices ou viscérales que les autres personnes. Les difficultés cognitives et les restrictions d’activité sont aussi plus fréquentes parmi elles, avec des conséquences sur la vie quotidienne, les tâches domestiques et les déplacements.Ces difficultés génèrent un besoin d’aide important et près d’un adulte sur deux, entre 20 et 79 ans, déclare être régulièrement aidé pour accomplir certaines tâches de la vie quotidienne.Seules 40 % des personnes de 20 à 59 ans suivies pour troubles psychiques exercent en outre une activité professionnelle et le taux de chômage est très élevé en leur sein (45 % pour les hommes). Leurs loisirs sont aussi plus limités et leur isolement affectif plus fréquent. Le quart des personnes régulièrement suivies pour des troubles psychiques ou mentaux perçoit une allocation pour raison de santé. 6 % sont placés sous protection juridique. Une typologie établie à partir de leurs incapacités déclarées montre toutefois que près de la moitié de ces personnes ne présentepas d’incapacité notable. Deux groupes déclarent des troubles de l’humeur : l’un, féminin, est caractérisé par des difficultés qui se manifestent dans les tâches ménagères et un certain isolement social, l’autre, masculin, connaît un chômage élevé et une autonomie limitée.Enfin, près de trois personnes régulièrement suivies sur dix ont des incapacités plus importantes, une proportion élevée d’entre elles se déclarant inapte au travail ou,plus rarement, occupant un emploi protégé.



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