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Psychiatrie en crise

Création d’une Confédération syndicale


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2.000 personnes environ ont participé du 5 au 7 juin aux Etats généraux de la psychiatrie à Montpellier. Débats passionnés sur fond de crise financière. Une confédération des syndicatsde psychiatres a été créée.

Un événement jugé « extraordinaire »

Les Etats généraux de la psychiatrie qui ont eu lieu à Montpellier du 5 au 7 juin, devaient s'achever samedi 7 juin à Montpellier, ont été considérés par tous les participants comme un "événement extraordinaire" sur fond de "psychiatrie est en crise"."C'est un événement extraordinaire", a déclaré Hervé Bokobza, président de de la Fédération française de psychiatrie, qui co-organise avec huit syndicats de psychiatres ces Etats généraux auxquels participent aussid'autres syndicats et professionnels du secteur.Les huit syndicats, qui représentent des praticiens des secteurs public et privé, ont annoncé la création d'une Confédération française des syndicats de psychiatres afin de "mieux affronter une situation aussi dramatique dans le public que dans le privé" , a déclaré le Syndicat des psychiatres de secteur (SPS).Les psychiatres sont en rapport avec "une population démunie et faible, qui n'a pas vraiment les moyens de faire du lobbying, qui n'attire pas forcément l'attention" des médias ou des pouvoirs publics, a précisé son président NorbertSkurnik. "Vu les difficultés qu'ont les psychiatres à se faire entendre, la créationde cette confédération est plutôt une avancée positive", a estimé Thierry Lescant, du syndicat Sud-Santé.M. Lescant s'est dit "inquiet" du "peu de temps de parole laissé aux non-psychiatres" à Montpellier et d'un "discours fataliste" des intervenants appelant à "accepter des contraintes (budgétaires) présentées comme inéluctables, alors que (dans certains cas) nous ne pouvons plus faire notre travail"."Certaines interventions ont certes pu paraître quelque peu décalées, alors que la psychiatrie connaît de gros problèmes" matériels. "Mais, qu'on ait les moyens qu'on souhaite ou pas, il faut continuer à réfléchir aux soins", a affirmé l'un des organisateurs, le président de l'Association française de psychiatrie Christian Vasseur.



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