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Prime "canicule" exceptionnelle

90 ou 130 euros pour les hospitaliers mobilisés pendant la crise


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Une prime exceptionnelle de 90 ou 130 euros sera attribuée aux personnels hospitaliers ayant travaillé durant la crise de la canicule dans les établissements affectés par une surcharge d'activité "de plus de 20%"a indiqué lundi 1erdécembre le ministère de la Santé.

Une prime « canicule » avait été promise le 16 août par le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, aux personnels présents pendant la période du 7 au 19 août dans les établissements ayant connu "un taux de suractivité supérieur à 20% par rapport à une période identique de référence", selon une circulaire du directeur de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos). "La prime est individuelle et d'un montant brut de 130 euros pour les personnels présents six jours et plus, ou d'un montant brut de 90 euros pour les personnels présents moins de six jours dans la période considérée", selon le texte.Le texte gouvernemental précise ensuite que "les critères d'attribution devront intégrer toutes les catégories socioprofessionnelles qui ont effectivement contribué à cet effort". Cette mesure, dont l'enveloppe globale et le nombre des bénéficiaires n'ont pas été précisés, a été arrêtée par le ministre de la Santé, qui dans un courrier en date du 17 novembre aux directeurs des Agences régionale de l'hospitalisation et aux préfets, précisait que "les comptables hospitaliers sont informés par le ministère de l'Economie, des Finances et du Budget du dispositif d'attribution exceptionnelle de cette prime".La Dhos a souligné que cette prime "devra être intégrée si possible dans les rémunérations du mois de décembre 2003". Le détail de l'affectation est du "ressort du directeur" de chaque établissement, sur les bases des critères définis. La Dhos a rappelé que M. Mattei "a décidé de verser aux personnels des établissements de santé publics et privés sous dotation globale une prime reconnaissant leur mobilisation exceptionnelle cet été, pour la prise en charge des personnes touchées par la canicule", qui a fait officiellement 14.802 morts entre le 1er et le 20 août.L'idée d'une prime avait été récusée par plusieurs syndicats hospitaliers qui mettaient l'accent sur la nécessité d'accorder des moyens plus importants et pérennes à l'hôpital.La mise en place de cette prime intervient alors que le ministre de la Fonction publique, Jean-Paul Delevoye, a indiqué jeudi aux syndicats que les salaires des fonctionnaires (dont les 700.000 hospitaliers) ne connaîtraient aucune mesure de revalorisation pour 2003, annonçant une hausse de 0,5% au 1er janvier 2004.



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