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Réforme de la loi de 1975 sur le handicap

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Association des accidentés de la vie (Fnath) : favorable

L’Association des accidentés de la vie (Fnath) "porte un jugement favorable sur les orientations" du texte "dont les trois axes majeurs - droit à la compensation, accès au cadre de vie, à l'école et à l'emploi, et la modernisation des institutions - correspondent aux attentes des personnes handicapées".Mais de "nombreuses interrogations persistent", souligne la Fnath, notamment sur "l'égalité de traitement sur l'ensemble du territoire", sur "la mise en place du droit à compensation, sur la responsabilisation des entreprises" concernant le respect du quota de 6% de salariés. "Seules les réponses à ces questions permettront de juger si cette nouvelle loi est susceptible d'améliorer concrètement la vie des perçoirs handicapées et de leur famille", conclut l'association.

CFTC : pas de concertation

La Confédération française des travailleurs chrétiens a regretté " que les partenaires sociaux n'aient pas été associés" à l'élaboration du texte, la CFTC "souhaite cependant souligner sa satisfaction sur deux points: l'appréhension de la problématique du handicap sous l'angle de l'égalité des chances et la conscience qu'une personne, fût-elle handicapée, a des aptitudes particulières". La CFTC note que "des zones d'ombre subsistent néanmoins" comme le "silence du projet sur le statut juridique de la maison départementale du handicap", le guichet unique pour rationaliser les démarches administratives.

Le Collectif des handicapés démocrates : pour "un débat public"

Le Collectif des handicapés démocrates (CHD) a dénoncé mercredi 10 décembre "le manque de concertation et de transparence" dans la préparation de la réforme de la loi de 1975 sur le handicap et demandé au Premier ministre "l'ouverture d'un débat public dans tous les départements". Dans un communiqué, le CHD a accusé le gouvernement de réformer "en catimini, sans tenir compte de l'avis même des cinq millions de citoyens handicapés".

Assemblée des départements de France (ADF) : « plus de responsabilités"

Les départements sont "prêts à prendre plus de responsabilités dans l'accueil des personnes handicapées", a déclaré jeudi 11 décembre à la presse Michel Mercier, président de la commission "Développement social" de l'Assemblée des départements de France (ADF). C’est pourquoi « nous souhaitons que la nouvelle loi pose des principes mais laisse des possibilités d'adaptation", a dit M. Mercier, qui souhaiterait par exemple que "les CAT (centres d'aide par le travail, financés par l'Etat, ndlr) passent sous la houlette" des conseils généraux.

Claude Bartolone (PS) : pour le cumul de l'AAH et de l'indemnité d'élu

Le député socialiste de la Seine-Saint-Denis Claude Bartolone a présenté vendredi 12 décembre la proposition de loi qu'il a déposée à l'Assemblée nationale visant à permettre le cumul de l'allocation adulte handicapé (AAH) et de l'indemnité de fonction d'élu local. "Aujourd'hui, une personne handicapée, qui a des fonctions électives, setrouve pénalisée puisque l'indemnité de fonction d'élu local conduit à l'abaissement de toutes les prestations qu'ouvre l'AAH (aides ménagères, aide au logement, etc.)" , a expliqué l'ancien ministre de la ville au cours d'un point presse à la mairie du Pré-St-Gervais.

Fnath : le projet de décret sur les retraites doit être "amélioré"

La Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath) a demandé lundi au gouvernement d'"améliorer" son projet de décret sur la retraite des handicapés qui, selon elle, exclut notamment "les périodes d'arrêts de travail pour maladie ou accident". Le projet prévoit "d'accorder la retraite à 55 ans aux travailleurs handicapés qui totaliseront trente années d'activité avec une incapacité égale ou supérieure à 80%, selon le barème en vigueur pour la carte d'invalidité", indique la Fnath dans un communiqué.La Fnath demande notamment que "les périodes d'arrêts de travail pour maladie ou accident du travail soient considérées comme périodes de travail", car ces travailleurs handicapés "sont exposés plus souvent à des arrêts de travail justifiés par leur état de santé". La Fédération estime également que "la durée de trente ans est une exigence excessive qu'il conviendrait d'abaisser et de moduler en fonction del'importance du handicap (variabilité selon le taux d'incapacité)".



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