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Réunion sur les maladies infectieuses samedi à Matignon

Malgré 4 nouveaux cas, l'épidémie ralentit


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Jean-Pierre Raffarin aprésidé samedi 10 janvier matin à Matignon une réunion interministérielle sur les maladies infectieuses, notamment la légionellose qui frappe le Pas-de-Calais.Quatre nouveaux cas de légionellose dont unmortel ont été recensés dans le nord de la France dimanche 11 janvier 2003, portant à 68 le nombre de personnes atteintes par l'épidémie, dont 8 sont mortes.Cette épidémie semblait en pourtant en "phase très nette de régression".Cette réunion était destinée à "faire le point" sur les actions engagées par le gouvernement en matière de légionellose, de SRAS mais aussi de maladies nosocomiales. Les ministres de la Santé Jean-François Mattei et de l'EcologieRoselyne Bachelot ainsi que le porte-parole du gouvernement Jean-François Copédevaient y assister.

L'épidémie ralentit selon la préfecture

Trois nouveaux cas de légionellose ont été recensés dans la région de Lens (Pas-de-Calais), portant le total à 62, mais "les observations de ces derniers jours semblent montrer un ralentissement" des contaminations, a annoncé la préfecture mercredi 7 janvier. Les trois nouveaux cas sont un homme de 75 ans de Harnes (Pas-de-Calais) et deux femmes de 80 ans de Thumeries (Nord) et Liévin (Pas-de-Calais) dont les premiers symptômes remontent respectivement aux 21, 30 et 1er décembre. Leur état de santé n'inspire pas d'inquiétude, a précisé la préfecture. Toutefois, "les observations de ces derniers jours semblent montrer un ralentissement -qui reste bien entendu à confirmer sur le moyen terme- du nombre de nouveaux cas relevant d'une contamination très récente"."D'autres cas identiques pourraient être signalés dans les prochains jours, concernant des contaminations anciennes chez des patients aujourd'hui dans un état satisfaisant et ayant déjà, pour la plupart, regagné leur domicile", a averti la Préfecture. Sept personnes sont mortes de l'épidémie qui frappe la région de Lens depuis près d'un mois et demi, 21 restent hospitalisées et 33 ont pu regagner leur domicile. L'usine pétrochimique Noroxo (ExxonMobil) de Harnes a été identifiée comme source de contamination pour au moins 14 cas.La ministre de l'Ecologie Roselyne Bachelot, attendue jeudi 10 janvier dans le Pas-de-Calais, a vivement mis en cause l'usine en affirmant qu'elle n'avait pas respecté les réglementations sur les tours aéroréfrigérantes, utilisées dans le circuit de refroidissement de climatiseurs et susceptibles de diffuser les bactéries dans le panache de vapeur qu'elles relâchent dans l'air.



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