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Déficit de l'assurance maladie

Francis Mer envisage une hausse de la CSG


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La hausse de la CSG apparaît comme un élément incontournable de la réforme de l'assurance maladie. Francis Mer, ministre de l'Economie, auparavant hostile, semble s’y résoudre.

Le ministre de l'Economie, Francis Mer, emboîtant le pas au Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, n'exclut plus désormais qu'un relèvement de la CSG soit nécessaire pour contribuer au renflouement de cette branche de la Sécu (près de 11 milliards d'euros de déficit prévus fin 2004). "La CSG est un impôt, un prélèvement, et peut-être qu'à la fin des temps nous serons amenés à constater qu'après avoir remis tout en place, et tout réorganisé, nous constaterons ensemble qu'il faut boucher un trou supplémentaire" , a déclaré Francis Mer à Radio Classique."Mais ce sera simplement un complément, ce n'est pas une cause car ce n'est pas en augmentant les impôts que vous résolvez un problème structurel", a souligné le ministre ayant en vue le problème de l'évolution des dépenses pointé par le Haut conseil comme le facteur principal du déficit."Par contre, à certains moments, on peut peut-être constater que tel prélèvement est considéré par l'ensemble des Français comme ce qu'il faut décider ensemble pour terminer une opération et non pas la commencer".La prudence du propos ne peut toutefois faire oublier que le 24 janvier, le même Francis Mer déclarait à Europe 1: "Notre politique ne consiste pas à augmenter les prélèvements, à augmenter la CSG, mais, au premier semestre, à regarder tout ce que nous devons faire ensemble avec les acteurs de ce « marché de la santé » pour qu'il soit mieux géré".

  • CSG : Impôt "généralisé" à presque tous les revenus (du travail, du patrimoine, de l'épargne des retraites, du chômage...), la CSG est la deuxième source de recettes du régime général de l'assurance maladie en 2003(33,45 milliards d'euros, sur un total de 110 milliards, chiffres du Haut conseil).Prochain rendez-vous: le 9 février. Jean-François Mattei a prévu de réunir ce jour-là l'ensemble des partenaires pour lancer la concertation avec tous les acteurs, prélude à des négociations après les régionales (21-28 mars), afin que la loi soit votée avant l'été comme l'a demandé Jacques Chirac.


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