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Légionelles

Les méfaits de la pétrochimie


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Importante concentration décelée dans une tour d'Exxon Mobil en Seine-Maritime

Le préfet de Seine-Maritime a ordonné lundi 26 janvier, l'arrêt d'une tour aéroréfrigérante de la raffinerie ExxonMobil de Notre-Dame de Gravenchon, près du Havre, où des concentrations importantes de légionelles ont été détectées. Dans cette tour appartenant au département logistique des lubrifiants, un taux de 4.500.000 Unités formant colonies (UFC)par litre a été relevé, selon la CGT, alors que la limite admise est de 100.000. Le préfet a ordonné vendredi 30 janvier,l'arrêt, la vidange et la désinfection de l'installation ainsi que de nouvelles analyses après remise en service. La direction qui ne fournit pas de chiffres indique que l'enquête menée a permis d'identifier l'origine de la contamination liée, selon elle, à une pollution de la tour par des hydrocarbures.Des concentrations avoisinant les 300.000 UFC par litre, selon la CGT, ont été mesurées dans une autre tour dépendant d'une unité de craquage catalytique. Dans ce cas, le préfet a autorisé la poursuite de l'activité et ordonné une désinfection ainsi que "des propositions sous huit jours" de la direction pour "garantir l'élimination permanente des légionelles".Le préfet a ordonné une vérification des 25 tours du site qui emploie 2.700 salariés.

Un 84eme cas signalé dans le Pas-de-Calais

Un nouveau cas de légionellose a été signalé vendredi 30 janvier, dans le Pas-de-Calais, portant à 84 le nombre de personnes touchées par l'épidémie qui frappe la région de Lens depuis près de trois mois, a annoncé la préfecture dans un communiqué.Ce nouveau cas concerne un homme de 77 ans, résidant à Sallaumines et hospitalisé à Lens, chez qui les premiers symptômes remontent au 20 janvier. Sur 84 personnes contaminées dans un rayon d'une dizaine de kilomètres autour de Lens et Harnes, 10 sont décédées et 16 sont encore hospitalisées, dont quatre en réanimation.Jusqu'à présent, l'usine pétrochimique Noroxo (groupe ExxonMobil) de Harnes est la seule source de contamination identifiée de l'épidémie, dont la souche a été retrouvée chez 23 patients, a précisé la préfecture. Le signalement d'un 84e cas de légionellose ne remet pas en cause l'hypothèse des autorités de deux vagues de contamination, avant et après la mi-décembre, et d'un début de recul de la maladie, malgré un temps d'incubation particulièrement long (de 2 à 10 jours habituellement).



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