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L'incontinence urinaire chez la femme

De nouvelles recommandations de l'ANAES (*)


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L'Anaes a actualisé, à lademande de la Direction générale de la santé, les recommandations professionnelles concernant l'incontinence urinaire.Entre 10 % et 53 % des femmes (selon l'âge et le type d'incontinence urinaire) sont touchés. L'incontinence urinaire altère la qualité de vie des femmes qui s'en plaignent. Pourtant, peu de patientes consultent, principalementpar ignorance de l'existence d'une prise en charge possible et parce que le sujet reste tabou.L'Anaes recommande d'abord de rechercher activement l'incontinence urinaire chez toute femme consultant en médecine générale.Ces recommandations portent sur la prise en charge, en médecine générale, de l'incontinence urinaire de la femme de plus de 15 ans, non enceinte, à l'exclusion des incontinences urinaires dues à des affections neurologiques et de l'énurésie.

Bien identifier le type d'incontinence

L'incontinence urinaire est définie par toute fuite involontaire d'urine dont se plaint la patiente.L'incontinence urinaire prend essentiellement trois formes symptomatiques chez la femme :

  • L'incontinence urinaire d'effort : fuite involontaire d'urine non précédée du besoin d'uriner, qui survient à l’occasion d’un effort tel que toux, rire, éternuement, saut, course, soulèvement de charges ou touteautre activité physique augmentant la pression intra-abdominale survenant à l'occasion d'un effort.
  • L'incontinence urinaire par impériosité : fuite involontaire d'urine précédée d'un besoin urgent et irrépressible d'uriner, la perte aboutissant à une miction ne pouvant être différée).
  • L'incontinence urinaire mixte : combinaison des deux types précédents.
  • Il est important de distinguer ces trois formes les plus fréquentes qui orientent le type de prise en charge.L'ANAES et la DGS estiment qu'il est justifié et important de rechercher l’incontinence urinaire en médecine générale car :• sa prévalence est élevée• elle diminue la qualité de vie• peu de patientes consultent pour ce motif : beaucoup considèrent que l'incontinence urinaire accompagne le vieillissement; la prise en charge diagnostique et thérapeutique est mal connue; le sujet est tabou et les patientes attendent que le médecin aborde le sujet le premier• l'incontinence peut être symptomatique d’autres pathologies, qui peuvent bénéficier d’un traitement spécifique ;• il existe des thérapeutiques efficaces.En fonction du type d'incontinence urinaire et de la gêne occasionnée, différents traitements peuvent être proposés en première intention :- Une rééducation périnéo-sphinctérienne, isolée ou associée à des traitements comportementaux ;- Un traitement pharmacologique par anticholinergique.Par le développement des recommandations professionnelles, leur mise en application et leur publication, l'ANAES souhaite contribuer à une amélioration de la qualité des soins et à une meilleure utilisation des ressources.

    Sur le site de l'ANAES, vous pouvez télécharger le rapport (136 pages) et les recommandations professionnelles (17 pages).



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