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Rapport d'enquête parlementaire sur la canicule

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  • Dr Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuhf), "Tous ceux qui ont dysfonctionné sont toujours là" a déploré le Dr Pelloux sur Europe 1. Il y a une fracture considérable entre ce que nous vivons sur le terrain et ce qu'on ne veut pas voir dans les cabinets des ministères".
  • Les députés socialistes ont mis en cause mercredi "le gouvernement tout entier" . Ils déplorent que "la crise sanitaire et sociale" de l'été 2003 "n'ait pas permis à la France de mettre en place une grande ambition en direction de la population âgée". Ils demandent notamment la création d'un "institut national de recherche sur le vieillissement". Ils ajoutent qu’il" n'est pas possible d'exonérer tel ou tel ministre".
  • Gérard Bapt, député PS a déclaré qu'il avait obtenu que l'une des conclusions du rapport de la commission d'enquête sur la canicule, selon laquelle "il n'appartenait pas au ministre de la Santé de donner l'alerte", soit modifiée. Selon le pré-rapport, qui a été amendé par la commission avant son adoption, "il n'appartenait pas" au cabinet du ministre de la Santé "de donner l'alerte, ni d'évaluer seul l'étendue des difficultés. Cette tâche relevait des administrations centrales (Institut de veille sanitaire et Direction générale de la santé)" .M. Bapt affirme que ce passage a été supprimé et remplacé par: "Il convient de rappeler d'emblée que la tâche d'alerte et d'évaluation des difficultés relevait prioritairement des administrations centrales (Institut de veille sanitaire et Direction générale de la santé). La mission du cabinet consistait à informer au mieux le ministre afin que des décisions puissent être prises le cas échéant. Dans la gestion d'une crise imprévisible, quand il n'y a pas de procédure codifiée, il faut bien que ce soit la responsabilité politique qui anime la réaction des services publics et en particulier lorsqu'il s'agit de protection de l'état sanitaire de la population ».
  • Le président de l'UDF François Bayrou a déclaré que "les cabinets, c'est le ministre" mercredi après l'adoption du rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée sur la canicule mettant notamment en cause le cabinet du ministre de la Santé, Jean-François Mattei."Je n'ai pas lu le rapport (adopté mercredi après-midi) mais, si le cabinet du ministre savait et s'il n'a pas transmis son renseignement, il n'a pas fait son travail", a dit M. Bayrou dans une émission France-Inter-L'Express. "Le ministre en tirera les conclusions évidemment, les cabinets, c'est le ministre", a ajouté M. Bayrou, en rappelant que, pendant la campagne présidentielle de 2002, il avait préconisé la création d'une "autorité indépendante chargée de l'alerte".
  • Réactions (suite)

  • Claude Evin (PS), président de la commission d'enquête sur la canicule de l'Assemblée, a affirmé mercredi 25 fevrier, qu'"il y avait eu une démission du politique" sur la gestion de la canicule d'août dernier. S'exprimant après l'adoption du rapport de la commission d'enquête, M. Evina déclaré que "le politique n'avait pas été au rendez-vous" car, "depuis deux ans", il y a eu une "démarche qui tendait à renvoyer la gestion des crisessanitaires sur la direction générale de la santé (DGS)". Selon M. Evin, la gestion des crises sanitaires "est une fonction éminemment politique et régalienne, dans le sens où c'est de l'autorité première du ministre en l'occurence, du politique que d'assurer ce type de responsabilité".
  • Pascal Champvert, le président de l'Association des directeurs d'établissements d'hébergement pour personnes âgées (Adehpa), a déclaré mercredi 25 que les maisons de retraite avaient besoin "de personnels avant de climatiseurs, c'est le quotidien qu'il faut traiter en priorité et non l'exceptionnel ou la crise",. a déclaré à l'AFP M. Champvert, réagissant aux propositions de la commission d'enquête sur la canicule."Les difficultés dans les maisons de retraite et les services à domicile sont liées au manque de professionnels pour accompagner les personnes au quotidien", a expliqué M. Champvert, rappelant que "le taux moyen d'encadrement est de 4 personnels pour 10 personnes âgées, et nous demandons à terme 8 pour 10, pour se mettre au niveau de l'Allemagne, de la Suisse, de l'Autriche, du Luxembourg ou encore des pays nordiques".


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