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La canicule a touchée une population particulièrement vulnérable

Le rapport de l'Institut médico-légal de Paris : près de la moitié des victimes avaient plus de 80 ans


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Une étude de l'Institut médico-légal sur 452 victimes de la canicule a permis de reveler deux points communs : l'isolement et le fait de vivre dans des pièces minuscules, mal ventilées, souvent situées dans les deux derniers étages de l'immeuble.

Des personnes très isolées à domicile

Mardi 16 mars, le professeur Dominique Lecomte, directrice de l'Institut, et le docteur Dominique de Penanster, inspecteur général de la santé publique, ont remis à l'Académie de médecine, un rapport analysant les caractéristiques médicales et sociales de 452 des 700 victimes domiciliées à Paris.L'immense majorité vivait seule à domicile (92 %). Une personne sur quatre n'avait plus aucun contact familial, amical ou social. Toutefois, un tiers d'entre elle recevaient des visites quotidiennes et un autre tiers une fois par semaine.Ce sont des amis ou des voisins qui se sont les premiers inquiétés dans près de la moitié des cas. Pour l'autre moitié, ce fut la famille (24 %), souvent en vacances ou en province, alarmées par des appels téléphoniques infructueux. Les travailleurs sociaux ou médicaux ont aussi prévenus les secours dans 19 % des cas et aussi le gardien de l'immeuble (14 %).Dans la majorité des cas, la découverte du corps a été le fait des services de secours (police ou pompiers) avertis par la famille ou les amis, se refusant à une confrontation macabre. Les gardiens d'immeuble ont joué un grand rôle, dans 39 % des cas, ils furent les premiers à ouvrir la porte.« A la lumière de ces résultats, il nous semble indispensable d'organiser en amont une politique de recensement et d'identification des personnes à risque, pour éviter qu'une pareille catastrophe sanitaire ne se reproduise. » explique le professeur Lecomte et d'ajouter : « En cas de nouvelle aletre, il serait judicieux de les inciter à sortir de chez elles quelques jours pour les installer dans des locaux (gymnases, salles de mairies) rafraîchis. Car ce n'est pas uniquement par des visites ou un soutien à domicile que l'on réglera le problème. »Rappelons que c'est parce que l'Institut médico-légal (IML) de Paris ne pouvait plus accueillir les corps des victimes de la canicule, avec une capacité d'accueil de 450 corps, que la préfecture de police de Paris et le ministère de l'intérieur ont commencé à s'inquiéter. Les responsables de l'IML ont été confrontés à une situation très critique du 10 au 17 août, avec des arrivées massives et des sorties en nombre limité par suite de l'encombrement des services de pompes funèbres.



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