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Maltraitance des personnes âgées

Plus de 100 établissements fermés en deux ans


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Hubert Falco fait le bilan en conseil des ministres des fermetures d’établissements non conformes à la réglementation et aux normes d’hygiène et de sécurité

Grand ménage dans les maisons de retraite. Sur les 10 000 établissements et unités de longs séjours, 52 structures pour personnes âgées ont été fermées par décision administrative en 2002, puis 65 autres en 2003, dont 22 étaient des institutions illégales. Cela représente «une progression globale de plus de 20% par rapport à l'année précédente», a indiqué Hubert Falco, secrétaire d'État aux Personnes âgées lors d'une communication en Conseil des ministres mercredi. Cette évolution est plus le résultat d'une augmentation de 31% des contrôles d'établissements l'an dernier que d'une explosion des mauvais traitements. Selon le ministère, entre 700 000 et 800 000 personnes âgées seraient victimes chaque année en France d'une forme de maltraitance, physique, psychologique, financière ou médicale. C'est pour mettre un terme à ces situations indignes qu'Hubert Falco a décidé d'alerter l'opinion. Quelque 80% des personnes âgées dépendantes étant prises en charge par leurs proches, la maltraitance est souvent embusquée dans le huis clos familial : 71% des cas se produisent à domicile. Elle est donc bien souvent difficile à identifier, même si les langues commencent à se délier.Une campagne de prévention va être testée dans cinq départements : Seine-maritime, Eure, Eure-et-Loir, Loiret, Indre-et-Loire. Un système de réception téléphonique des signalements de maltraitance sera mis en place. «Les cas dénoncés seront suivis en temps réel et des enquêtes diligentées», précise le ministère. Cette opération sera par la suite généralisée à d'autres départements.Pour mieux appréhender l'ampleur phénomène, un comité national de vigilance destiné à la lutte et la prévention de la maltraitance a été installé en novembre 2002 par Hubert Falco. Régulièrement, des experts ainsi que les responsables d'une vingtaine d'associations de personnes âgées et des professionnels se réunissent autour des responsables des services administratifs compétents, pour définir un programme d'actions.

Réaction de l'Adehpa

Le président de l'Association des directeurs d'établissements d'hébergement pour personnes âgées (Adehpa), Pascal Champvert, a estimé mercredi 24 mars qu'il fallait "rattraper le retard" en matière de prise en charge des personnes âgées pour lutter contre la maltraitance."Les fermetures d'établissements, que l'Adehpa demande depuis une dizaine d'années, sont un élément important du dispositif. D'ailleurs, M. Falco a repris notre évaluation de fermer 5% des établissements", a poursuivi M. Champvert, pour qui "le devoir de parole (sur ce sujet, ndlr) des politiques et du gouvernement est essentiel"."Mais il faut aussi être plus solidaires et y mettre les moyens financiers", a-t-il fait valoir, rappelant que son organisation demande le "doublement du nombre de services à domicile et des personnels en établissements".



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