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La légitimité des maisons de retraite privées en France et en Europe

Investissements, commerce et éthique


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Lors du dernier congrès du SYNERPA (Syndicat national des établissements et résidences privées pour personnes âgées) les 13 et 14 mai à Strasbourg, l'association ECHO qui réunit les propriétaires d'établissements privés commerciaux européens revenait sur la situation de ces structures en Europe.

Publics, associatifs, commerciaux

La révolution de la longévité et le vieillissement européen, entraîne une explosion des besoins. Selon l'association ECHO (European confederation of Care-Home Owners), les recherches de financements pour créer de nouveaux services sont et seront telles que les Etats feront appel à l'investissement privé.Que ce soit en France, en Belgique ou en Italie, les établissements privés commerciaux représentent de 15 à 25 % des équipements des pays.Leur implantation dépend en grande partie des planifications régionales car les instances politiques locales financent souvent une partie des frais d'herbergement et de soin des résidents (jusque 50% du prix, soins compris).Les réglementations sont souvent déclinées au niveau régional : accréditation, normes en terme de ratios de personnels soigants obligatoires...Les groupes commencent à structurer les marchés, malgré certaines contraintes locales.Comme en Belgique où les prix sont fixés par les régions (avec une légère marge de négociation), mais les coûts identiques quel que soit le statut (convention collective unique secteur public, associatif, commercial...).Fonctionnant, naturellement, sans subvention, les investisseurs privés réfléchissent aux raisons d'investir néanmoins, d'autant que le secteur public et associatif a peu de marge de manoeuvre.

Arbitrages politiques

En Belgique des élus politiques verts ont particulièrement diabolisés le secteur privé commercial.En France, un article du Journal du Dimanche daté du 9 mai 2004, s'interrogeait sur les inquiétudes des banquiers/investisseurs concernant les limites de l'exploitation du sort des personnes âgées et de leur famille.En France, comme en Belgique ou en Italie (3000€ par mois pour une chambre sur Milan), l'enjeu reste la possiblité de dégager des revenus du métier de prestataire de service auprès des personnes âgées, à partir de prestations de qualité, dont les prix sont justifiés.Un des nouveaux enjeux de cette association de professionnels présidée par Guy Lamarque, le Vice Président du SYNERPA français, semble être la communication autour de l'alliance : investissements, commerce et principes éthiques.



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