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Ete 2004 : "tout est en place"

Satisfaction ... mobilisationmais aussi humilité


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Philippe Douste-Blazy faisait état en début de semaine dernière d'une situation sanitaire "totalement sous contrôle"."Aujourd'hui, parce qu'il n'y a pas de canicule, on voit bien dans les différentes régions françaises, il n'y a pas de saturation dans les urgences. Annonçant l’ouverture de lits supplémentaires dans le Gard, il précisait que celle-ci résultait du nombre "d'estivants et de touristes" dans cette région, et non pas decas de déshydratation.Interrogés par le ministre le directeur de l'InVS, Gilles Brücker, s’est selon une dépêche de l’AFP, montré rassurant de même que le Dr Jacques Kopferschmitt, président de la société francophone de médecine d'urgence, pour qui il n'y a pas lieu d'"alarmer inutilement la population" sur la capacité d'affronter la canicule. Celui-ci prévenait toutefois qu’ «Il ne faudrait pas grand chose pour qu'on bascule" tout en précisant qu’il "il y aquand même un problème de lits fermés" et "notamment peu de lits de gériatrie ouverts ». Patrick Pelloux, , président de l'Association des médecins urgentisteshospitaliers de France (Amuhf), qui estimait en début de ce mois d’aôut 2004 que la situation restait difficile dans les hôpitaux des grandes agglomérations comme Lyon et Marseille, en Ile-de-France et sur toutes les franges du littoraloù il y a des flux de vacanciers importants, s'est félicité que le ministre sesoit engagé là où il y a des zones et des difficultés aiguës, à trouver des solutions "au cas par cas".Marc Giroud, président de Samu de France, a assuré qu'"il y a une capacité de mobilisation qui n'existait pas l'an dernier". De même, le professeur Lucien Abenhaïm, ancien directeur général de la Santé, démissionnaire en septembre 2003, a estimé mercredi sur France Inter que "des progrès considérables avaient été faits depuis un an en particulier sur le point essentiel de la prise de conscience de l'importance de la climatisation pour lutter contre les effets de la chaleur ".La Fédération Hospitalière de France (FHF), quant à elle, dans un communiqué de presse du 7 août, annonce que le service public hospitalier est prêt à affronter toutesles situations difficiles et « tient à souligner que grâce à unepréparation sans faille les hôpitaux et établissements sociaux et médicosociaux publics sont prêts à faire face à l'éventualité d'une canicule.Le communiqué précise que "les équipes sont mobilisées et font systématiquementremonter aux autorités les informations indispensables au déclenchement des alertes. Les ouvertures de lits supplémentaires en cas de besoin sont prévues avec un rappel des personnels.La Fédération signale la mise en place des dispositifs de protection contre les effets néfastes de la chaleur pour faciliter un bon accueil et une prise enchargeadaptée des personnes âgées et fragiles et indique qu’ « une attention particulière est apportée à l'organisation et aux moyens dédiés aux services des urgences ainsi qu'à la coordination entre les établissements.Seul, donc, le Docteur Pelloux semble s’inscrire en faux contre l’optimisme affiché. Il reste humble ; affirmant que notamment à Paris et en Ile de France davantage de lits que l’an dernier ont été fermés ». L’Amuph fait état d’unesituation tendue dans la région Centre et en Aquitaine, en Bretagne, dans le Var et en Corse..A l’hôpital Saint Antoine, dimanche 9 aôut, malgré les 33° affichés sous abri dans la capitale, le médecin de garde du service des urgences confiait au journal Le Parisien "Je n’ai jamais connu un week end aussi calme depuis trois ans".



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