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Loi sur la fin de vie

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Une «avancée petite mais certaine» pour le Dr Chaussoy

Le Dr Frédéric Chaussoy, mis en examen pour «empoisonnement avec préméditation» dans le cadre de l'affaire Vincent Humbert, a estimé vendredi 27 août que la proposition de loi sur la fin de vie annoncée par le ministre de la Santé était une «avancée petite mais certaine»Pour nous médecins, c'est un plus pour travailler dans une ambiance plus sereine» , a déclaré le Dr Frédéric Chaussoy, chef du service de réanimation du centre héliomarin de Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais) où était soigné le jeune tétraplégique dont la mort avait relancé le débat sur l'euthanasie en France.«Cette proposition, je la vois comme une dépénalisation», a ajouté le médecin. Le Dr Chaussoy est poursuivi pour avoir administré une injection mortelle à Vincent Humbert, muet et presque aveugle, deux jours après que la mère du jeune homme, Marie Humbert, lui eut injecté une dose de barbiturique pour l'aider à mourir.«Il y a déjà bien longtemps qu'on a réfléchi sur le plan éthique. On n'a pas attendu cette proposition de loi pour faire notre métier de médecin», a souligné le Dr Chaussoy. «Je pose la question à M. Douste-Blazy: que fait-on demain si on a un nouveau Vincent Humbert ? Il n'était pas en fin de vie», s'est-il interrogé.

Marie Humbert : ne concerne pas les handicapés qui souhaitent mourir

«Le texte que propose M. Douste-Blazy, c'est pour que les malades incurables puissent trouver leur mort», a de son côté estimé sur France Info Marie Humbert, mère d'un jeune tétraplégique qu'elle avait aidé à mourir, estimant que la proposition n'allait pas assez loin.Ce texte ne concerne pas «les gens qui sont comme Vincent, c'est-à-dire les gens qui sont tétraplégiques, enfermés dans leur corps et qui demandent à mourir», a-t-elle dit.

Kouchner «approuve» le gouvernement

L'ancien ministre de la Santé Bernard Kouchner «approuve» la volonté du ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy de modifier la loi sur la fin de vie pour instaurer le droit de mourir dans la dignité.«Nous allons vers plus de liberté dans nos vies personnelles (...) Nous allons vers plus d'ouverture et de souplesse dans ce qui regarde aussi la médecine, c'est-à-dire la fin de vie», a relevé M. Kouchner, ancien ministre du gouvernement socialiste de Lionel Jospin, interrogé sur RTL.Il a également souligné que jusque là «seule la France refusait ce qui est le choix délibéré de sa mort»: «Il était nécessaire que nous avancions».



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