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Allocation adultes handicapés

770.000 bénéficiaires au 31 décembre 2003


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Les bénéficiaires de l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) étaient près de 770.000 au 31 décembre 2003, soit une croissance de 2,8% par an depuis 15 ans, selon une étude publiée lundi 18 octobre par la Direction de la recherche, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère des Affaires sociales.

Avec un montant global dépassant 4,5 milliards d'euros, l'AAH est destinée aux personnes âgées de 20 ans ou plus ayant un taux d'incapacité d'au moins 80%, ou un taux compris entre 50 et 80%. Le montant maximum de l'AAH s'élève au maximum à 587,74 euros par mois. Le projet de loi sur l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées, qui réforme la loi fondatrice de 1975, doit être examiné en seconde lecture à partir de mardi au Sénat.Cette réforme «aura des conséquences sur le fonctionnement de l'AAH», rappelle la Drees, jugeant «intéressant d'en dresser un bilan avant la réforme». Le nombre d'allocataires de l'AAH n'a cessé de croître depuis plus de quinze ans, à un rythme moyen de 2,8% par an. Selon la Drees, «cette croissance est d'abord imputable à la hausse du nombre d'accords prononcés annuellement par les Cotorep (Commission technique d'orientation et de reclassement professionnel, ndlr)».«Le vieillissement de la population a également un impact sur le nombre d'allocataires», juge la Drees. Au 31 décembre 2003, la Caisse nationale des allocation familiale (Cnaf), un des organismes chargés du versement de l'AAH, recensait «un peu plus d'hommes (368.500, moyenne" d'âge de 41 ans) que de femmes (364.300, 45 ans de moyenne d'âge)» parmi les bénéficiaires, dont les trois quarts sont des personnes isolées.Par ailleurs, «les personnes suivies régulièrement pour troubles psychiques ou mentaux sont, à cet égard, fortement représentées parmi les bénéficiaires de l'AAH», explique la Drees. «Un peu plus de 60% des allocataires déclarent ainsi une déficience mentale, et ce, quel que soit leur taux d'incapacité», précise la Drees.«Les déficiences motrices sont, quant à elles, citées par une proportion d'allocataires allant de 30% pour ceux qui sont isolés à environ 40% pour l'ensemble des allocataires



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