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Bourse Florence Nightingale - Fondation EISAI

Les 6 lauréats récompenséspar une bourse de 6000€


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En 2004, le jury a attribué six bourses aux infirmières en gériatrie, uniquement dans la section prix. Les six bourses de 6000€, au lieu de trois en 2003 ont remises aux lauréates, le 4 novembre 2004 à l’occasion du Salon Infirmier.
  • Nadia Bloch, 34 ans, Cadre de santé dans une Unité de Soins Longue Durée à Montargis -"Un jardin thérapeutique"L’USLD « Au fil de l’eau », institution de 60 lits accueuille une grande majorité de résidents souffrant de maladies neuro-dégénératives type Alzheimer. Il n’existe pas d’espace de déambulation extérieur clôturé. Nadia Bloch, a mis en place un projet de jardin thérapeutique réunissant un médecin, une ergothérapeute, une infirmière, une kinésithérapeute, une aide-soignante, un Ingénieur du Bâtiment et un responsable des Parcs et jardins. « Le jardin thérapeutique estun aménagement soucieux de la qualité de vie qui s’intègre parfaitement au projet de vie élaboré depuis 3 ans dans l’établissement.Lieu de stimulation, de jeux et de découverte, il permettra de rompre l’isolement social des patients et d’augmenter leur qualité de vie au sein de l’établissement.
  • Christiane Clavé, 45 ans, Carole Labat, 31 ans et Régine Bague, 47 ans, aides-soignantes en Aquitaine - "Une Pièce de théâtre montée et jouée par les résidents de la maison de retraite »Toute la Maison de retraite Gérard Minvielle s’est mobilisée autour de ce projet par lequel elles voulaient aller plus loin dans leur relation avec les résidents : « nous avons voulu aussi montrer aux familles que malgré l’âge et la dépendance, les personnes âgées sont encore capables d’accomplir de grandes choses, et même de faire du théâtre ».La scène, disent-elles, permet aux résidents de se surpasser et de retrouver force et dignité, au delà des limites physiques et psychiques .Ils participent àla préparation du spectacle et prennent part à la confection des costumes et des décors. Très motivés, ce sont eux-mêmes qui choisissent l’histoire qu’ils souhaitaient mettre en scène : « les répétitions sont toujours très animées, les pensionnaires prennent beaucoup de plaisir à s’affronter dans les dialogues. Les répliques fusent, et le texte fini parfois dans le patois local!».
  • Pascale Kermarec, 41 ans, infirmière dans une Maison de retraite dela Sarthe - Insertion d’un chien d’accompagnement social«J’ai remarqué l’effet positif d’un animal de compagnie auprès des résidents, et constaté leur intérêt lorsqu’une personne vient accompagnée d’un chien.» A partir de ce constat, l'infirmière a mis tout en œuvre pour développer unprojet social, éducatif et thérapeutique, y compris une formation personnelle.Le chien stimule, éveille l’intérêt, donne des repères dans le temps et dans l’espace, réveille les souvenirs, participe à la rééducation motrice ou orthophonique, favorise l’expression et les échanges, apporte de l’affection,...En 2003, un groupe de travail a été constitué dans l’établissement, le projet a été validé par la hiérarchie. Les résidents et leurs familles ont été informés de l’imminente arrivée d’un résident à quatre pattes. En 2004 le chien a faitson entrée dans la Maison de retraite.
  • José Mongo, 49 ans, aide soignant à Compiègne - Création de l’association « Les Lianes » autour d’un projet de vie sociale pour les personnes âgées L’objectif est de permettre aux personnes âgées de s’investir dans la vie de la Cité, de participer aux projets de société, de favoriser le lien entre les générations en organisant des rencontres et de soutenir les familles qui accueillent leurs parents ou grands parents dans leur foyer.La première action concrète de l’association sera la réalisation d’une Bande Dessinée, en cours de création, destinée à promouvoir et à préserver la communication entre les jeunes et les moins jeunes.Une campagne de lutte contre les préjugés des jeunes à l’égard des personnes âgées, et des personnes âgées à l’égard des jeunes, est en cours de conception.Toujours dans l’objectif de promouvoir la communication entre les générations, l’association « Les Lianes » organisera des rencontres dans les écoles, dans les maisons de quartier, et dans tous lieux de proximité.
  • Véronique Pelamatti, 42 ans, infirmière dans un EHPAD de Corrèze - Comment améliorer la prise en charge de l’incontinence en EHPAD ?Le projet de Véronique Pelamatti, infirmière coordonnatrice, s’inscrit dans le projet de vie de l’établissement dans lequel elle travaille, axé sur le respect de la dignité de la personne accueillie. Pour le Jury des Bourses Florence Nightingale il s’agit d’un « projet infirmier» remarquable par son objectif : faire une priorité de la prise en charge de l’incontinence.Il s’articule autour de 3 axes :- le combat des nuisances olfactives et l’image de soi,- la vie en institution avec l’adaptation et la modulation de l’usage des protections et la prévention avec l’aide de tout le personnel,- pallier l’incontinence et ses risques cutanés par l’élaboration de protocoles.Pour l’infirmière « être respecté des autres c’est aussi se respecter soi-même : nous laissons les résidents choisir leurs vêtements et nous les incitons aux soins esthétiques »L’équipe de Véronique Pelamatti a mis en place un protocole ainsi qu’une fiche personnalisée pour chaque résident. Un processus a été mis en place pour une meilleure gestion des risques d’incontinence : le résident doit évoluer dans un environnement sain, un suivi alimentaire journalier a été mis en place
  • Danièle Vasse, 51 ans, aide soignante et Morad Balit, 34 ans, Aide Médico Psychologique dans une Unité Psychogériatrique prés de Rouen.-«Elaboration d’une fresque dans une école primaire»Le Centre Hospitalier du Bois Petit a noué des échanges et un réel partenariat entre l’école Ferdinand Buisson et l’Unité de Psychogériatrie : quatre à cinq rencontres par an ont déjà lieu entre les résidents et une classe de CE2.Dans la continuité de ces échanges et face à l’urgence de sensibiliser les enfants à la cause des personnes âgées, Danièle Vasse et Morad Balit souhaitent développer des actions en dehors de l’établissement et dynamiser l’unité psychogériatrique.Pour cela ils comptent poursuivre les rencontres à thème, et surtout élaborer une fresque dans l’école avec l’aide d’un animateur plasticien. L’élaboration de cette fresque permettra de stimuler les capacités intellectuelles et motrices des résidents et de valoriser leur savoir-faire en même temps que celui des enfants.Tout le personnel de l’unité Alzheimer, la direction du Centre Hospitalier, les services économiques, le directeur de l’école et l’institutrice se sont mobilisés autour de Danièle Vasse et de Morad Balit.Un film retraçant les différentes étapes du projet sera réalisé et diffusé lors de l’inauguration de la fresque ainsi qu’un reportage photo.


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