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Une enquête de la Drees

Risques de perte d’autonomie chez les 55 ans ou plus


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Une étude dela Drees sur l'état de santé des 55 ans et plus à partir de l'enquête Handicap-incapacités-dépendance.

La direction de la recherche, des études, de l’évaluation, et de la statistique (Drees) du ministère des affaires sociales a étudié l’état de santé fonctionnel des hommes et des femmes âgés de 55 ans ou plus et son évolution deux ans plus tard, à partir de l’ enquête Handicaps, incapacités, dépendance (HID). Cette enquête qui permet d’étudier les problèmes fonctionnels courants aux âges élevés (locomotion, vue…) ainsi que les difficultés à réaliser des activités quotidiennes élémentaires a permis de prendre en considérant les risques de perte d’autonomie des 55 ans et plus ainsi que leurs chances de récupération au regard de certaines caractéristiques sociodémographiques.En 1998-1999, la moitié des personnes âgées de 55 ans ou plus déclaraient avoir un problème fonctionnel dont 20 % rencontraient aussi des restrictions sévères dans leurs activités quotidiennes. Deux ans plus tard, plus des trois quarts des personnes qui se disaient, à ces âges, initialement indemnes de problèmes fonctionnels le sont toujours, mais près de 20 % déclarent la survenue d’une limitation. A contrario, parmi la moitié des personnes de 55 ans ou plus qui déclaraient des limitations fonctionnelles, une sur cinq n’en fait plus état.De même, 20 % de celles qui avaient des restrictions sévères se déclarent à nouveau plus autonomes deux ans après. Avant 70 ans, les femmes déclarent plus fréquemment que les hommes recouvrer une certaine autonomie, mais sont en revanche moins enclines à ne plus déclarer de limitations fonctionnelles. Les chances de récupération fonctionnelle ou de maintien de l’autonomie sont aussi plus importantes chez les diplômés. Le risque de se trouver en situation de dépendance dépend donc non seulement de l’état de santé mais aussi de facteurs liés aux caractéristiques sociodémographiques. Il reste que les risques de décéder demeurent logiquement plus importants lorsque les problèmes fonctionnels s’accompagnent de restrictions d’activité sévères.« Études et Résultats » n° 349 – novembre 2004



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