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Perte d'autonomie (étude)

Les médecins libéraux critiquent le manque de structures de prise en charge


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Les difficultés des médecins pour prendre en charge des patients en perte d'autonomie sont dues à un manque de structures et de personnel d'accompagnement à domicile, selon une étude de l'Union régionale des médecins libéraux (URML) d'Ile-de-France rendue publique mardi 30 novembre.

Une étude de l'Union régionale des médecins libéraux (URML) d'Ile-de-France rendue publique mardi 30 novembre confirme ce que tout le monde sait déjà : à savoir que notre pays manque cruellement de structures capables d’aider les familles dans la prise en charge des personnes âgées. < b>Près de 91% des médecins interrogés font état de difficultés dans la prise en charge des patients en perte d'autonomie, les généralistes (93,8%) étant plus nombreux encore à le dire que les spécialistes (78,9%).Les principales difficultés rencontrées par les médecins sont structurelles, en particulier le manque de soins à domicile (59,2%), le manque de services et d'intervenants à domicile (54,6%), le manque de structures d'hébergement non hospitalières (52%), le manque de structures hospitalières adaptées pour les personnes âgées (49,7%).Les médecins sont également confrontés à des difficultés d'orientation du patient vers une structure adaptée (46,7%). Les intervenants qui manquent le plus sont les aides soignantes (60,9%), les auxiliaires de vie (58,5%) et les infirmières (47,8%). Les médecins mettent en avant le besoin d'informations (52,7%) et le besoin de personnels formés et de structures (33,3%) pour améliorer la prise en charge des personnes en perte d'autonomie.Seulement 52% des médecins interrogés sont en relation avec les services sociaux et 49,9% ont recours au moins occasionnellement à une association en lien avec la perte d'autonomie. Principale raison: les médecins connaissent peu les institutions ou organismes du domaine de la perte d'autonomie, et communiquent peu avec les services sociaux, par manque d'information et de temps.Enquête réalisée par questionnaire en décembre 2003 auprès de 1.118 médecins généralistes et spécialistes d'Ile-de-France tirés au sort.



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