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Grippe et gastro-entérite

Les épidémies hivernales engorgent les urgences


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Les épidémies hivernales, grippe et gastro-entérite qui touchent particulièrement les personnes âgées, ont entraîné une «suractivité des urgences» hospitalières, qui a conduit le ministre de la Santé à demander jeudi 10 février au soir le déclenchement du «plan blanc» dans 6 régions.

Le 8 février, après trois semaines, l'épidémie de grippe avait déjà touché en 1,1 million de personnes en France métropolitaine, selon le réseau de surveillance Sentinelles-Inserm. La gastro-entérite (diarrhée aiguë) avait pour sa part atteint 1,6 million de patients en 8 semaines d'épidémie.D'après ses calculs, l'épidémie devrait atteindre son pic dès la fin de cette semaine, mais engorger encore un peu le système de santé pendant les trois semaines à venir.Le ministre de la Santé a demandé en conséquence jeudi soir le déclenchement d'un «plan blanc gradué» dans six régions: Provence-Alpes-Côte d'Azur, Nord-Pas de Calais, Alsace, Rhône-Alpe, Auvergne et Midi-Pyrénées. Le plan blanc, déclenché par le préfet du département et coordonné par le Samu sous la responsabilité du préfet, prévoit notamment de mobiliser des moyens supplémentaires, tout particulièrement en lits, mais aussi en moyens de transports et en personnel.«Dès mercredi soir» , le ministère a indiqué avoir demandé «la mise en place d'une cellule nationale de crise pilotée par le directeur de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos)». Un «message» a également été adressé «dans la nuit» de mercredi à jeudi «à l'ensemble des médecins généralistes de France pour les alerter de la situation».

«situation de débordement»

«Les agences régionales d'hospitalisation (ARH) adresseront un point quotidien sur la situation des établissements de santé publics et privés» , précisant «le niveau d'activité des services d'urgence» et «le niveau de disponibilité en lits en médecine et chirurgie», a expliqué la Dhos.Par ailleurs, «les établissements de santé s'assureront de la situation des maisons de retraite» proches «pour leur apporter, le cas échéant, les soutiens nécessaires». La secrétaire d'Etat aux Personnes âgées, Catherine Vautrin, a pour sa part demandé aux préfets «de se tenir prêts à déclencher les plans bleus dans les établissements accueillant des personnes âgées» si nécessaire.Le plan bleu prévoit notamment «la mise en place d'un accord avec un établissement de santé proche pour prévoir les modalités de coopération en cas d'urgence». Le président de Samu de France, Marc Giroud, a déclaré qu'«il y a une forte tension dans les hôpitaux susceptible, dans certains cas, de faire courir le risque d'une moindre qualité des soins». Citant des cas de «malades alités sur des brancards dans les couloirs», M. Giroud a estimé à «20 ou 30%, voire plus dans certains départements, le pourcentage d'augmentation de l'activité des Samu».Selon M. Giroud, la situation est «particulièrement difficile» à Besançon, Belfort, Avignon, Toulon, Mulhouse, Toulouse, Rennes, Bordeaux, Rouen ou encore Strasbourg (+ 80% d'activité dans cette ville). «Avec une telle situation de débordement, les médecins généralistes, en première ligne pour ce type d'épidémies, ne peuvent plus faire face, d'où les délais d'attente de plusieurs heures pour une visite à domicile», a déploré M. Giroud, ajoutant que «dans ces cas-là, les malades vont aux urgences».



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