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Contre le travail pendant la Pentecôte

La CGT fait grève chez Total


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La grève chez Total à l'appel de la CGT et de la CFDT contre l'instauration éventuelle d'une journée de solidarité le lundi de Pentecôte (16 mai), a contraint plusieurs raffineries de pétrole à fonctionner en débit réduit, a indiqué la direction.

Quatre raffineries sur les six que compte le groupe Total en France, fonctionnent «en réduction de débit», a indiqué vendredi 8 avril la direction de Total, précisant qu'il ne s'agissait pas de «débit minimum». A l'appel de la CGT et de la CFDT, les salariés sont partis en semi grève contre l'instauration d'une journée de solidarité le lundi de Pentecôte (16 mai) avec les personnes âgées. Les raffineries touchées sont celles de Gonfreville (Seine-Maritime), La Mède (Bouches-du-Rhône), Donges (Loire-Atlantique) et Feyzin (Rhône). Selon la direction, seuls «200 à 300 salariés sur les 20.000 concernés par l'appel à la grève« étaient en arrêt de travail vendredi.«Il faut très peu de grévistes pour bloquer une production», a-t-on expliqué. La CGT, premier syndicat du groupe, a affirmé de son côté qu'entre «70% et 80% du personnel posté (les salariés chargés de la production, hors personnel administratif, NDLR) en moyenne était en grève depuis ce matin et pour une durée de 24 heures», dans les six raffineries, selon Michel Gogail, coordinateur CGT du groupe.La branche chimie était également, selon la CGT, touchée par la grève, avec «70% à 80% du personnel posté en arrêt de travail" dans plusieurs sites, notamment quatre sites d'Arkema, où le groupe a annoncé un plan social avec 355 suppressions d'emplois.Plusieurs sites de chimie de spécialité d'Hutchinson et Cray Valley sont également touchés par la grève, a ajouté M. Gogail. La CGT et la CFDT ont appelé à une grève de 24 heures ce vendredi, jour où la direction a entamé des discussions avec les syndicats pour la mise en place d'un jour de travail de solidarité le lundi de Pentecôte.«Total a largement les moyens de prendre financièrement à sa charge ce jour-là, avec 9 milliards d'euros de profit pour 2004», écrit dans un communiqué la CGT selon laquelle «la journée de solidarité n'est en fait qu'une journée de travail à bas prix pour les 55.000 salariés du groupe».La direction a précisé que les négociations sur le lundi de Pentecôte ne concernaient que les salariés de la branche pétrole. La CGT réclame également la réouverture de négociations salariales.



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