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Le lundi de Pentecôte ouvré est enterré

Mais le rapport Leonetti ouvre quatre pistes pour conserver les 2 milliards d’euros qu’il rapporte


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Un : l'idée du lundi de Pentecôte était bonne. Deux : mais sa mise en oeuvre a été un fiasco. Trois : ce serait quand même dommage de renoncer aux 2 milliards d'euros que peut rapporter chaque année le prélèvement de 0,3 % sur lesrevenus salariaux et financiers.

Le bilan du lundi de Pentecôte ouvré a été effectué par Jean Leonetti, député UMP, qui a remis son rapport au premier ministre le 19 juillet. Quelques heures après la remise du rapport, le chef du gouvernement a publié communiqué, expliquant que «le Premier ministre souhaite que le dispositif soit appliqué désormais avec davantage de souplesse» et «demande au ministre de l'Education nationale de lui faire des propositions avant la rentrée scolaire sur les modalités d'application par les personnels de son ministère en dehors du temps scolaire». Dominique de Villepin «demande aussi au ministre de l'Emploi et au ministre de la Fonction publique de préparer les textes réglementaires permettant aux employeurs publics et privés de s'organiser librement en 2006».Jean Leonetti en conclusion de son rapport propose «quatre axes d'action»/i>

1. Abandonner toute référence au lundi de Pentecôte.

Il faut, assure Leonetti, <«laisser les entreprises et les administrations organiser librement dans l'année le travail d'une journée de solidarité». «C'est aux partenaires sociaux qu'il revient, par accord, d'en fixer les modalités d'organisation pratique, dans les entreprises comme dans les administrations. Il appartient aux services publics de montrer l'exemple, en recherchant les accords permettant d'utiliser au mieux les sept heures ainsi travaillées. Il n'est pas sûr, dès lors, que la référence subsidiaire au travail du lundi de Pentecôte doive être maintenue.»

2. Pour les enseignants : allonger la prérentrée.

Dans l'Education nationale, «il paraît souhaitable que ne se renouvelle pas, en 2006, la situation très peu satisfaisante observée le 16 mai 2005 dans les écoles, les collèges et les lycées». «La solution la plus pertinente consisterait à demander aux enseignants de participer à deux demi-journées de définition (...) du contrat d'objectifs devant être conclu entre l'établissement et l'autorité académique (...). Il s'agirait ¬ sans modifier le rythme des élèves ¬ de consacrer sept heures de concertation à l'élaboration et au suivi de ce document, par exemple au moment de la prérentrée.»

3. Taxer davantage le patrimoine.

Pour «mieux répartir l'effort de solidarité», Leonetti considère que l'on pourrait «augmenter la part des prélèvements sur les revenus du patrimoine et les revenus de placement». «De même, dans l'hypothèse où l'impôt de solidarité sur la fortune ferait l'objet d'une nouvelle réflexion (...), la question de son affectation à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie pourrait être utilement posée.»

4. Consacrer un dimanche à la solidarité de proximité.

Une fois par an serait organisée «une sorte de Téléthon sans collecte de fonds». Ce jour-là, «la solidarité se marquerait de façon concrète, par une multitude d'initiatives à la fois symboliques et pédagogiques : visite d'enfants dans les maisons de retraite, rencontres associatives, interventions dans les médias...».



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