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Vieillissement de la population

Bruxelles appelle à accélérer les réformes


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La Commission européenne a appelé les Etats Membres de l’Union européenne à mettre en place des dispositifs qui permettent d’atténuer le choc du vieillissement de la population

Lundi 13 février, à l’occasion d’un rapport rendu public, Bruxelles a appelé les Etats membres de l'UE à accélérer les réformes économiques structurelles pour faire face aux conséquences financières du vieillissement de leurs populations, notamment sur les retraites. Ce rapport, rédigé par la Commission européenne et par le Comité de politique économique (qui réunit des experts des Etats membres), devait être examiné par les ministres des Finances de la zone euro lors de leur réunion lundi soir à Bruxelles.Faute de réformes, la charge que représenteraient les dépenses publiques pour les retraites et la santé augmenterait en moyenne de 4 points de produit intérieur brut dans l'UE-25, selon ce rapport. Pour la France, l'augmentation serait de 3 points, ce qui correspondrait à une dépense supplémentaire de 50 milliards d'euros. De plus, la croissance potentielle de l'UE plafonnerait à 1,3% entre 2030 et 2050, contre 2,2% pour la période 2004-2010, selon le rapport.La croissance potentielle se définit par la croissance à moyen terme qui résulte de l'évolution des facteurs de production, compte-tenu des variations de la démographie et de la productivité, a précisé un diplomate français. «La composante démographique de la croissance, aujourd'hui positive dans l'UE, va devenir négative dans certains Etats membres», a expliqué ce diplomate. Pour faire face à ces défis, le rapport invite les Etats membres à redoubler d'efforts pour retarder l'âge de départ à la retraite, augmenter le taux d'emploi et la productivité, et contrôler la croissance des dépenses de santé.Les pays les plus touchés seraient Chypre, avec une augmentation des dépenses publiques représentant 11,8 points de PIB, le Portugal et la Slovénie avec 9,7 points et l'Espagne avec 8,5. Le vieillissement de la population entraînerait de plus une baisse de la croissance potentielle de l'UE estimée à 2,2% pour la période 2004-2010, et qui descendrait à 1,8% pour 2011-2030, puis à 1,3% entre 2030 et 2050.La croissance potentielle se définit par la croissance à moyen terme qui résulte de l'évolution des facteurs de production, compte-tenu des variations de la démographie et de la productivité, précise un diplomate français. «La composante démographique de la croissance, aujourd'hui positive dans l'UE, va devenir négative dans certains Etats membres», explique-t-il. En raison du taux de natalité trop bas dans l'UE, la population en âge de travailler (entre 15 et 64 ans) devrait en effet baisser de 16%, soit de 48 millions de personnes, entre 2004 et 2050.Dans le même temps, grâce à l'allongement de la durée de vie, la population âgée de plus de 65 ans devrait augmenter de 77%, soit 58 millions de personnes. Cet effet de ciseaux, qui ne sera que légèrement compensé par l'augmentation du taux d'activité des femmes et le retardement de l'âge de la retraite déjà programmé dans plusieurs pays, conduira à une baisse de la population active de 30 millions de personnes en 2050 par rapport à 2004.Conséquence, il n'y aura plus que deux actifs pour un retraité dans l'UE, contre quatre pour un actuellement. «Le recours à l'immigration pourrait améliorer la donne, mais pas résoudre complètement le problème», note le diplomate français. «Il n'y a pas de recette miracle, comme la privatisation complète des systèmes de retraites. Le système de retraite par capitalisation, dépendant de la croissance économique et des performances de la Bourse, traverse aujourd'hui une grave crise financière aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Les systèmes de retraites d'entreprises s'avèrent trop coûteux pour elles, comme le montre l'exemple de General Motors», ajoute-t-il.Pour résoudre le problème de financement des retraites, «il faut donc combiner un ensemble de réformes» tel que le préconise la Commission européenne, conclut-il.



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