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Organisation du répit pour les aidants familiaux

Le gouvernement souhaite faciliter la tache des soutiens familiaux


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La Conférence de la famille dont la date n’est pas encore fixée devraitvoir l’annonce de plusieurs mesures en faveur des aidants familiaux

Le gouvernement annoncera lors de la prochaine Conférence de la famille des mesures pour soutenir les «aidants familiaux», ces personnes qui consacrent une partie de leur temps à un parent dépendant et qui ne sont pas suffisamment «reconnus». «Il est temps que l'on se rende compte du rôle que jouent les aidants familiaux, qui ne sont pas reconnus», a indiqué le ministre délégué à la Famille, Philippe Bas, qui recevait lundi 15 mai deux rapports consacrés à la «solidarité intergénérationnelle», thème de la prochaine Conférence de la famille.Cette conférence annuelle, que le Premier ministre, Dominique de Villepin, a promis de réunir «avant l'été», mettra cette année «en lumière le rôle pivot d'une génération trop souvent délaissée, les 55-75 ans, qui ont à la fois la charge de parents très dépendants et de jeunes adultes», a souligné M. Bas.Ils «travaillent parfois jusqu'à 18 heures par jour pour s'occuper de leurs parents dépendants», a-t-il poursuivi, pour souligner la nécessité de «les aider à tenir le coup».Le ministre a indiqué que le gouvernement s'appuierait sur les propositions de deux rapports qui lui ont été remis lundi 15 mai . Le premier, remis par Alain Cordier, président de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), propose notamment de «renforcer le soutien personnalisé des aidants familiaux», en les suivant médicalement et psychologiquement, et en prenant éventuellement en charge une partie de leurs frais.Pour leur offrir du «répit», le rapport propose de développer des renforts ponctuels à domicile et des structures d'accueil temporaire. Il préconise de créer un «congé de présence familiale», sur le même modèle que le congé de présence parentale.Le rapport suggère aussi «l'ouverture de droits à la retraite pour les aidants familiaux» en prenant en compte la présence à domicile pour accompagner un proche dépendant, ainsi qu'une offre de formation et un soutien pour leur retour à l'emploi. Le second rapport, remis par Raoul Briet, président du Conseil de surveillance du Fonds de réserve des retraites, préconise des mesures pour améliorer les relations entre générations. Il suggère par exemple d'émettre des chèques emploi-service (CESU) pour les bénévoles retraités ou encore de favoriser le logement de jeunes travailleurs ou étudiants chez des personnes âgées.Philippe Bas a quant à lui évoqué la piste d'un «compte-épargne-service, permettant à des retraités qui rendent des services à la collectivité d'en bénéficier en retour», en ouvrant des droits à utilisation de services en cas de dépendance (livraison de repas par exemple). Le président de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), Hubert Brin, s'est réjoui à l'idée que «la politique familiale dépasse le champ de la Caisse nationale d'Allocations familiales (Cnaf)», en s'intéressant au thème de la solidarité entre générations. «Tout ne doit pas être transféré en charge à la Cnaf» , a-t-il toutefois prévenu, appelant le ministre à l'ouverture d'un débat sur une répartition équilibrée des ressources entre les branches de la protection sociale. Près de la moitié des «aidants familiaux» sont «le conjoint (la femme dans les deux tiers des cas), et dans un tiers des cas l'un des enfants (la ou une des filles dans les trois quarts des cas)», selon une étude de la Drees de 2002, citée dans le rapport remis par M. Cordier.La famille «fournit environ 80% de l'aide nécessaire aux personnes âgées fragilisées», selon le sociologue Serge Clément, également cité.



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