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Parents âgés : quelques conseils pour gérer l'urgence


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Un défaut à éviter

 

  • Celui qui écoute ne doit pas se mettre en scène avec un problème qu'il estime plus important ou plus grave que celui de la personne âgée. Il ne faut pas inverser les rôles.
  • Celui qui écoute peut livrer une partie de sa vie, mais uniquement dans le but de montrer que les sentiments qui bouleversent la personne âgée sont parfaitement perçus. Une personne âgée qui perd son autonomie vit un drame qui ne doit pas être banalisé.

 

Trois règles de base

 

  • 1 - Toutes les pensées honnêtes peuvent être énoncées
  • 2 - Tous les sentiments irrationnels ne mènent pas à des conduites irrationnelles.
  • 3 - En étant d'une honnêteté absolue avec vous même, vous obligez tous vos interlocuteurs à agir de même

 

Bruno Lefebvre, psychologue, Consultant AlterAlliance, spécialisé dans le coaching individuel, livre cinq conseils à suivre pour combattre la pression.

1 Détecter les dangers du statu-quo

Ne pas se laisser submerger par la pression de l'urgence est un travail en soi et un travail sur soi. Cela demande des efforts. L'urgence prend souvent racine dans le statu-quo, dans la routine, dans le fait d'éviter plutôt que d'affronter. "Il faut oser se demander quelles sont les conséquences négatives d'une situation donnée, explique Bruno Lefebvre. C'est le meilleur moyen de trouver la force d'y réagir, de lutter contre l'urgence permanente."

 

2 Se connaître soi-même

Avant d'essayer de chercher à résoudre les problèmes, il convient de procéder à un auto-diagnostic : repérer ce qui vous met sous pression (ses relations aux autres, à l'autorité, au temps…), les urgences que l’on s’impose (imposer ses idées, plaire, etc.), celles dont on souffre le plus. "Ces deux dernières sont souvent les mêmes", remarque Bruno Lefebvre.

 

3 Prendre du recul

Ecrire sous une forme scolaire, ce que l'on pense, ressent, fait, etc. Ceci permet de rétablir les vraies priorités en "faisant passer l'urgence à travers un tamis de questionnements" : identifier par exemple son rôle, ses objectifs, d’équilibrer la pression entre ses sentiments, le respect du à un ascendant âgé en position de faiblesse, la sécurité…etc. 

 

4 Etre créatif

Savoir dire non est une des nécessités dictées de la gestion de l'urgence. "Dans le fait de dire non, il y a deux aspects : savoir si le non est pertinent, et savoir comment la dire." IL faut être sur de réfléchir dans le sens de l’intérêt général et éviter ensuite d’être péremptoire ou autoritaire.

Lidéal est de découvrir une troisième voie, moins stressante que l'alternative oui-non. Autrement dit, négocier, inventer une nouvelle solution. La gestion de l'urgence fait aussi appel à la créativité.

 

5 Savoir récupérer

Quand les situations d'urgence se multiplient, les états de stress sont plus fréquents. Ils deviennent source d’erreurs. Il faut alors travailler la prise de recul systématique, en prenant du temps, en prenant conseil d’autres personnes. 



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